Politique

Macron met en garde l'Iran contre toute 'ingérence' au Liban

Par l'AFP

image

Le président français Emmanuel Macron écoute le président libanais Michel Aoun lors d'une téléconférence de donateurs concernant la situation au Liban avec d'autres dirigeants mondiaux, de Fort de Bregançon au sud de la France le 9 août. [Christophe Simon/POOL/AFP]

Le président français Emmanuel Macron a mis en garde mercredi 12 août l’Iran contre toute ingérence au Liban après la gigantesque explosion de la semaine dernière au port de Beyrouthqui a provoqué une crise politique dans le pays.

Lors de conversations téléphoniques avec le président Hassan Rohani, Macron a souligné la « nécessité pour toutes les puissances concernées… d’éviter toute ingérence extérieure et de soutenir la mise en place d’un gouvernement capable de gérer l’urgence », a déclaré l'Élysée.

Le gouvernement libanais dirigé par le Premier ministre Hassan Diaba démissionné cette semaine après des jours de manifestations exigeant des comptes sur l’explosion du port de Beyrouth la semaine dernière qui a dévasté des quartiers entiers de la ville.

L’Iran exerce une énorme influence au Liban à travers le Hezbollah qui était fortement représenté dans le gouvernement sortant et a une alliance avec la faction du président Michel Aoun.

Macron, qui a été le premier dirigeant mondial à se rendre à Beyrouth après l’explosion, a pris la tête de la coordination de la réponse internationale.

Le Conseil de sécurité de l'ONU votera cette semaine une résolution américaine pour prolonger un embargo de l'ONU sur les armes contre l'Iran, qui ne devrait pas être adoptée à cause de l'opposition de la Chine et la Russie qui exercent leur droit de véto.

La France et ses alliés européens eux-mêmes soutiennent également une extension de l’embargo, mais l’Iran a rétorqué avec colère que cette décision était un élément clé de l’accord nucléaire.

Macron a déclaré à Rouhani qu’il souhaitait « préserver le cadre » de l’accord et œuvrer à l’apaisement des tensions dans la région.

L’interdiction de vendre des armes à l’Iran devrait être progressivement assouplie à partir d’octobre en vertu de la résolution 2231 de 2015 du Conseil de sécurité de l'ONU.

En juin, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne se sont opposées à la levée de l’embargo des Nations Unies sur les armes, arguant que cela aurait « des implications majeures pour la sécurité et la stabilité régionales ».

Aimez-vous cet article?
4
0 COMMENTAIRE (S)
Politique Commentaire