Politique

Les séparatistes yéménites renoncent à l'autonomie, réparant la fissure

Par l'AFP

Dans cette photo d'archive prise le 29 novembre 2018, les forces yéménites défilent dans une cérémonie à l'aéroport al-Mukalla. Les séparatistes yéménites ont abandonné le 29 juillet leur proclamation d'autonomie dans le sud et ont promis d'exécuter un accord bloqué de paix négocié par l'Arabie saoudite avec le gouvernement. [Saleh al-Obeidi/AFP]

Dans cette photo d'archive prise le 29 novembre 2018, les forces yéménites défilent dans une cérémonie à l'aéroport al-Mukalla. Les séparatistes yéménites ont abandonné le 29 juillet leur proclamation d'autonomie dans le sud et ont promis d'exécuter un accord bloqué de paix négocié par l'Arabie saoudite avec le gouvernement. [Saleh al-Obeidi/AFP]

Les séparatistes yéménites ont renoncé à leur proclamation d'autonomie dans le sud mercredi 29 juillet et ont promis d'exécuter un accord bloqué de paix négocié par l’Arabie saoudite, réparant la fissure entre les alliés dans la guerre contre les Houthis (Ansarallah).

Le Conseil de Transition du Sud (STC) a proclamé l'auto-gouvernance en avril après avoir accusé le gouvernement de manquer à ses responsabilités et de « comploter » contre la cause du sud, enfonçant le pays davantage dans la crise.

La rupture a compliqué le conflit en cours entre le gouvernement yéménite, soutenu par la coalition arabe, et les Houthis soutenus par l'Iran, qui contrôlent une grande partie du nord, y compris Sanaa.

Le STC « annonce qu'il abandonne sa proclamation d'autonomie » pour permettre l'exécution d'un accord de partage de pouvoir connu par l'Accord de Riyad , a annoncé le porte-parole Nizar Haitham dans une publication sur les réseaux sociaux.

Les forces du Conseil de Transition du Sud sécurisent un convoi d'aide médicale reçue par voie maritime des EAU lors de son passage par Bab al-Mandab dans la province de Taez à Aden le 7 mai. [Saleh al-Obeidi/AFP]

Les forces du Conseil de Transition du Sud sécurisent un convoi d'aide médicale reçue par voie maritime des EAU lors de son passage par Bab al-Mandab dans la province de Taez à Aden le 7 mai. [Saleh al-Obeidi/AFP]

Il a reconnu que l'annonce survient après que l'Arabie saoudite et les EAU ont fait pression pour revenir sur leur décision.

L'Arabie saoudite a affirmé qu'elle avait proposé un plan pour « accélérer » l'exécution de l'Accord de Riyad, a rapporté l'agence de presse saoudienne (SPA) mercredi.

Le plan appelle le premier ministre yéménite à former un nouveau gouvernement en 30 jours, la désignation d'un nouveau gouverneur et un nouveau directeur de la sécurité à Aden, où le gouvernement s'est installé.

« Une fois exécuté, le gouvernement devrait commencer son travail à Aden, et superviser l'achèvement de la mise en œuvre de l'Accord de Riyad conformément à ses clauses et procédures», a rapporté SPA citant un responsable saoudien.

'Réponse commune'

Le gouvernement yéménite a salué l'annonce, et le porte-parole Rajeh Badi exprimant son espoir cela serait un « sérieux et vrai début » pour appliquer l'Accord de Riyad.

Le Président yéménite Abd Rabbou Mansour Hadi, exilé à Riyad, a donné ses instructions au Premier ministre Moeen Abdulmalik pour former un nouveau gouvernement et a annoncé la désignation d'un nouveau commandant de la police et gouverneur pour Aden.

Si cela est respecté, ce progrès permettra à la coalition arabe et ses alliés à réorienter leurs énergies vers la guerre contre leur ennemi commun-- les Houthis soutenus par l'Iran.

« Cela signifie essentiellement que les saoudiens veulent la désescalade au Yémen et poussent les parties belligérantes vers la paix», a affirmé Fatima Abo Alasrar, une chercheuse à l'Institut du Moyen-Orient.

« Actuellement, sans une réponse commune, les saoudiens, le gouvernement et le STC sont sur la défensive dans la guerre, et non l'offensive, car les Houthis attaquent leurs zones en toute impunité», a-t-il dit.

Ce progrès après des mois d'impasse, montre la « possibilité de résoudre les différences yéménites à travers le dialogue sans utilisation de la force militaire », a affirmé le vice-ministre de la Défense Prince Khalid bin Salman dans une publication sur les médias sociaux.

Le ministre saoudien des affaires étrangères Faissal bin Farhan a salué ce développement comme un « pas positif », disant qu'il renforcerait la confiance entre les alliés et permettra au gouvernement de reprendre son travail à Aden.

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