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L’Accord de Riyad est essentiel pour la paix au Yémen, affirment des responsables

Nabil Abdoullah al-Tamimi à Aden

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Un Yéménite marche dans une rue vide d’Aden le 26 avril après que le Conseil de transition du Sud (CTS) a déclaré l’autonomie du sud du pays. [Saleh al-Obeidi/AFP]

La mise en œuvre de l’Accord de Riyad est indispensable pour rétablir la paix et empêcher les affrontements entre les forces yéménites et le Conseil de transition du Sud (CTS) dans les provinces du sud du pays, ont déclaré des responsables du gouvernement yéménite.

Mohammed al-Hadhrami, ministre yéménite des Affaires étrangères, a souligné jeudi 18 juin la nécessité de mettre en œuvre l’accord de partage du pouvoir signé à Riyad en novembre dernier et de soutenir les efforts de l’Arabie saoudite à cet égard.

Il a fait ces déclarations lors d’une réunion virtuelle avec le ministre d’État britannique pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, James Cleverly, qui menait une série d’appels vidéo pour discuter de la situation politique et humanitaire au Yémen.

Selon al-Hadhrami, la légitimité du CTS en tant que composante du processus politique au Yémen tient à la portée selon laquelle il mettra en œuvre l’Accord de Riyad.

S’il poursuit sa « rébellion », il n’aura aucune légitimité, a-t-il affirmé, demandant au CST de revenir sur sa déclaration d’autonomie.

Cleverly a exprimé son soutien à la mise en œuvre de l’Accord de Riyad et au retour de la sécurité et de la stabilité dans la capitale provisoire d’Aden et dans l’ensemble du Yémen dans un avenir proche.

Il a souligné que le seul moyen de mettre définitivement fin aux souffrances du Yémen est une solution politique globale, et il a exhorté les parties prenantes à accepter rapidement les propositions présentées par Martin Griffiths, l'envoyé spécial des Nations unies au Yémen.

Nouvelle proposition saoudienne

Selon les médias, l’Arabie saoudite a présenté une nouvelle proposition qui cherche à pousser le gouvernement yéménite et le CTS à mettre en œuvre cet accord.

Cette proposition appelle à un cessez-le-feu dans la province d’Abyan, et demande au CTS d’annuler l’état d’urgence et l’auto-administration qu'il avait proclamée le 26 avril.

Le président yéménite Abdrabbo Mansour Hadi nommera ensuite un gouverneur et un chef de la sécurité pour Aden, et choisira un Premier ministre pour former un nouveau gouvernement avec la participation du CST.

La proposition appelle ensuite à ce que le CTS retire ses forces d’Aden pour les redéployer à Abyan, suite à quoi le nouveau gouvernement sera formé.

En tant que soutien de l’Accord de Riyad, l’Arabie saoudite est responsable de sa mise en œuvre, a fait savoir à Al-Mashareq Nabil Abdoul Hafeez, vice-ministre yéménite des Droits de l'homme.

« L’Arabie saoudite est également une soupape de sécurité et une garantie pour la mise en œuvre réussie de cet accord afin de mettre fin aux confrontations militaires et de rétablir la sécurité et la stabilité à Aden et dans les autres provinces », a-t-il déclaré.

L’accord doit être mis en œuvre

« La position du gouvernement yéménite est claire, qui cherche à mettre en œuvre les aspects politiques et militaires de l’accord », a-t-il indiqué, ajoutant que Hadi « a souligné la nécessité de mettre en œuvre l’Accord de Riyad selon le calendrier prévu ».

Il a accusé le CST de retarder sa mise en œuvre « parce qu’il tente de faire avancer la mise en œuvre de certaines dispositions et d’en retarder d’autres ».

« L’approche du CST [...] rappelle celle des Houthis (Ansarallah) soutenus par l’Iran et leur manipulation de la mise en œuvre des accords signés », a-t-il poursuivi.

Il a rappelé les problèmes de la mise en œuvre de l’Accord de Stockholm comme un exemple des difficultés à traiter avec les Houthis.

« Nous devons accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Riyad pour rétablir la paix et mettre fin aux violations sur le terrain à Aden et dans les autres provinces », a-t-il conclu.

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