Sécurité

Les Houthis attaquent une réunion du commandement de l’armée à Marib

Nabil Abdoullah al-Tamimi à Aden

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Un membre de tribu yéménite des Comités de résistance populaire pro-gouvernementaux dans la région de Mahram Bilqis à Marib, le 9 février 2018. [Abdoullah al-Qadry/AFP]

Mercredi 27 mai, les Houthis (Ansarallah) soutenus par l’Iran ont tiré deux missiles balistiques, dont un a mortellement touché le camp de Sahn al-Jan, qui abrite le commandement de l’armée à Marib, a déclaré l’armée yéménite.

La milice visait une réunion des chefs de l’armée yéménite qui se déroulait dans le camp, ont rapporté les médias locaux et régionaux.

Huit membres des forces yéménites ont été tués au quartier général, dont le lieutenant général Saghir ben Aziz, fils du chef d’état-major des armées, tandis que d’autres ont été blessés, a déclaré le ministère de la Défense.

L’autre missile a été intercepté et détruit par la défense aérienne de la coalition arabe.

Ces attaques font suite aux batailles entre les deux camps à al-Jawf, Nehm à Sanaa et Sirwah à Marib, a fait savoir l’armée.

Ces batailles se sont déroulées après un cessez-le-feu unilatéral de deux semaines annoncé par la coalition arabe, et un cessez-le-feu bilatéral d’un mois en réponse aux appels des Nations unies visant à concentrer les efforts sur la lutte contre le nouveau coronavirus (COVID-19).

Cette dernière trêve a expiré au premier jour de l’Aïd el-Fitr.

« Le sang des martyrs tués dans cette attaque criminelle lancée par des traîtres n’aura pas été versé en vain, et les héros de l’armée nationale y répondront avec force sur tous les fronts », a affirmé le général Abdo Majali, porte-parole de l’armée yéménite.

« L’attaque s’est déroulée après les victoires remportées par l’armée nationale sur le front de Nehm, à l’est de Sanaa, dans la province d’al-Bayda, à Sirwah et al-Jawf », a-t-il précisé.

« Cette attaque motivera les forces armées à poursuivre les éléments restants des Houthis soutenus par l’Iran et à reprendre les zones qui sont encore sous leur contrôle », a-t-il ajouté.

Dans leur « hystérie et leur confusion », a poursuivi Majali, les Houthis ont tiré des missiles « au hasard, parfois sur des biens civils ».

« Servir les intérêts de l’Iran »

Cette attaque au missile lancée par les Houthis avait été précédée par plusieurs attaques contre des camps et même des quartiers résidentiels, a rapporté l’analyste politique Faisal Ahmed.

« Cela prouve que les Houthis sont incapables de résoudre la bataille sur le terrain, et ils ont donc recours au ciblage des réunions et des civils », a-t-il déclaré à Al-Mashareq.

« Bien que cette attaque soit un 'succès' sur le plan médiatique et fasse de nombreuses victimes, elle confirme l’échec de ces milices, qui servent les intérêts de l’Iran aux dépens de leur propre peuple », a-t-il déclaré.

Ahmed a appelé les dirigeants houthis à « choisir la paix et à répondre aux appels répétés des Nations unies pour faire face à la propagation du coronavirus, qui menace de provoquer une catastrophe sanitaire au Yémen, en particulier à Sanaa et dans les autres régions qu’ils contrôlent ».

Ces derniers mois, les Houthis ont progressé face aux troupes gouvernementales à Marib, qu’ils ont pris en 2014 au début du conflit, a rapporté l’AFP.

Le 18 janvier, une attaque de missile attribuée aux Houthis a tué 118 personnes et en a blessé des dizaines d’autres dans la mosquée d’un camp militaire de Marib.

Les Houthis ont pris le contrôle d’al-Hazm, la capitale provinciale d’al-Jawf, au début de l’année ; une avancée stratégique qui signifie qu’ils menacent maintenant la province de Marib.

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