Diplomatie

Pourparlers de l’envoyé des Nations unies pour un cessez-le-feu au Yémen face au coronavirus

AFP

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Un volontaire yéménite pulvérise un désinfectant sur des ordures dans l’un des quartiers pauvres de Sanaa, le 30 mars, dans un contexte d’inquiétudes concernant l’épidémie du nouveau coronavirus. [Mohamed Huwais/AFP]

L’envoyé des Nations unies pour le Yémen a déclaré ce jeudi 2 avril qu'il avait engagé des entretiens avec les parties au conflit dans le pays pour parvenir à un cessez-le-feu en vue d'aider à contrer la menace du nouveau coronavirus (COVID-19).

Les services de Martin Griffiths ont indiqué qu’il discutait de « mesures concrètes » avec les belligérants, malgré une récente escalade des affrontements dans ce long conflit.

Le Yémen n’a à ce jour enregistré aucun cas avéré de COVID-19, mais les groupes humanitaires s’inquiètent que quand il frappera, son impact sera catastrophique dans un pays qui connaît déjà ce que les Nations unies qualifient de pire crise humanitaire dans le monde.

Griffiths a engagé des consultations quotidiennes pour tenter d’amener tous les belligérants à des négociations « virtuelles » aussi rapidement que possible, a indiqué un communiqué de ses services.

« J’espère que ces consultations pourront rapidement aboutir et produiront ce qu’attendent, exigent et méritent les Yéménites », a-t-il poursuivi, citant l’envoyé.

Les Nations unies ont lancé un appel global à tous les groupes armés pour qu’ils déposent les armes pendant la pandémie.

Le gouvernement yéménite et les Houthis (Ansarallah) appuyés par l’Iran ont répondu favorablement à cet appel, ainsi que l’Arabie saoudite, qui dirige une coalition pro-gouvernementale.

Mais la semaine dernière, la défense aérienne saoudienne a intercepté plusieurs missiles balistiques tirés par les Houthis sur Riyad et une autre ville proche de la frontière avec le Yémen. Deux civils ont été tués dans la capitale saoudienne placée sous un couvre-feu.

Le gouvernement yéménite a condamné cette attaque, dont il explique qu’elle sape les efforts de désescalade de ce conflit vieux de cinq ans.

Griffiths a indiqué qu’il était en contact régulier avec les deux parties « pour parvenir à des accords sur un cessez-le-feu dans tout le pays, et des mesures humanitaires et économiques pour soulager les souffrances du peuple yéménite ».

« Ce processus vise de plus à promouvoir les efforts conjoints pour contrer la menace du COVID-19 », a poursuivi ce communiqué.

L’Arabie saoudite s’empresse également de limiter la propagation de la maladie sur son sol, après que son ministère de la santé a rapporté 1720 infections au coronavirus et seize décès dus à la maladie à ce jour.

Des dizaines de milliers de Yéménites ont été tués en plus de cinq ans de combats qui ont dévasté cette nation arabe déjà appauvrie.

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