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Sécurité |

Les partenaires de la coalition sécurisent la navigation dans le Golfe

Un plongeur devant une mine à bord du HMS Ledbury lors d'un exercice conjoint de déminage entre les marines des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France dans le golfe Persique le 15 avril 2019. [Giuseppe Cacace/AFP]

Un hélicoptère MH-53E Sea Dragon vole au-dessus de la capitale bahreïnienne de Manama lors d'un exercice conjoint de déminage entre les marines des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France dans le golfe Persique le 15 avril 2019. [Giuseppe Cacace/AFP] 

Deux mines à bord du HMS Ledbury lors d'un exercice conjoint de déminage entre les marines des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France dans le golfe Persique le 15 avril 2019. [Giuseppe Cacace/AFP]

Des plongeurs près du bâtiment français L'Aigle lors d'un exercice conjoint de déminage entre les marines des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France dans le golfe Persique le 15 avril 2019. [Giuseppe Cacace/AFP]

Un officier français à côté d'un sonar sous-marin utilisé sur le porte-hélicoptères Lewis B. Puller lors d'un exercice conjoint de déminage entre les marines des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France dans le golfe Persique le 15 avril 2019. [Giuseppe Cacace/AFP]

Un officier travaille à bord du navire HMS Ledbury lors d'un exercice conjoint de déminage entre les marines des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France dans le golfe Persique le 15 avril 2019. [Giuseppe Cacace/AFP]

Un pilote à côté d'un MH-53E Sea Dragon sur le pont du porte-hélicoptères Lewis B. Puller lors d'un exercice conjoint de déminage entre les marines des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France dans le golfe Persique le 15 avril 2019. [Giuseppe Cacace/AFP]

Les partenaires de la coalition internationale œuvrent à garantir la liberté de navigation dans le golfe Persique et à protéger les voies de navigations internationales contre la menace des mines sous-marines, ont déclaré des experts régionaux.

Dans le cadre de leur engagement à maintenir les voies maritimes vitales ouvertes, les forces navales américaines, britanniques et françaises ont récemment mené un exercice de lutte contre les mines sous-marines dans les eaux bahreïniennes, appelé Artemis Trident.

La liberté de navigation ne sera assurée que quand tous les États qui menacent la sécurité de la navigation seront maîtrisés, a affirmé l'analyste politique saoudien Abdulrahman al-Mulhim.

Le bâtiment français L'Aigle lors d'un exercice conjoint de déminage entre les marines des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France dans le golfe Persique le 15 avril 2019. [Giuseppe Cacace/AFP]

Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien et ses intermédiaires régionaux menacent la sécurité de la navigation internationale, a-t-il expliqué à Al-Mashareq.

« Depuis que les États-Unis ont désigné le CGRI comme organisation terroriste, les tensions et les menaces que représente l'Iran ont augmenté, notamment dans le détroit d'Ormuz », a-t-il déclaré.

Cela augmente la probabilité que les forces iraniennes installent davantage de mines sous-marines dans le détroit , « menaçant ainsi la sécurité de la navigation mondiale », a ajouté al-Mulhim.

Les partenaires régionaux des États-Unis chercheront quant à eux à « renforcer les mécanismes de coopération pour garantir la sécurité de la navigation maritime », a-t-il poursuivi.

Cela comprend notamment des manœuvres militaires navales sur le modèle d'Artemis Trident, afin d'améliorer la capacité des armées participantes à sécuriser les navires et les pétroliers.

Dimanche 12 mai, les Émirats arabes unis ont fait savoir que quatre navires de commerce de différentes nationalités ont été la cible d'actes de sabotage au large de l'émirat de Fujairah dans le golfe d'Oman.

Khalid al-Falih, ministre saoudien de l'Énergie, a déclaré que deux des quatre navires étaient des pétroliers saoudiens, notant qu'ils avaient subi « d'importants dégâts », mais qu'il n'y avait aucune victime à déplorer ni aucune marée noire.

L'un des deux pétroliers attaqués allait être chargé de pétrole brut dans un terminal saoudien pour des clients aux États-Unis, a précisé al-Falih.

Exercices navals communs

Le transport maritime est d'une grande importance pour le commerce international du monde entier, car « 90 % du volume du commerce international dépendent du transport maritime et de la gestion des marchandises dans les ports », a expliqué la journaliste bahreïnienne Tamam Abou Safi à Al-Mashareq.

Les mines sous-marines constituent l'un des principaux problèmes de sécurité dans le golfe Persique, a-t-elle précisé, et les forces navales régionales et alliées en font une priorité absolue.

« C'est la raison pour laquelle nous cherchons toujours à mener des exercices conjoints pour répondre à ces difficultés, que ce soit des mines sous-marines, des attaques terroristes ou du trafic d'armes », a-t-elle indiqué.

« Ces exercices entre les États-Unis et les pays de la région, en général dirigés par les États-Unis, portent principalement sur des tactiques avancées telles que l'arraisonnement, la perquisition et la saisie, et ces exercices sont conformes aux normes internationales », a-t-elle déclaré.

« Le déminage marin est l'une des tâches les plus difficiles entreprises par les forces navales du monde, car il nécessite une action conjointe, des cartes et des navires équipés d'une haute technologie de déminage », a-t-elle précisé.

« Les exercices de lutte contre les mines nécessitent également une vaste zone géographique maritime, et le coût du déminage est toujours élevé par rapport aux autres tâches militaires », a-t-elle rapporté.

L'organisation de ces exercices « démontre l'engagement des États-Unis et de leurs alliés régionaux à protéger la sécurité de la navigation et à faire face à tout ce qui pourrait constituer une menace majeure pour la navigation », a-t-elle ajouté.

Mesures contre les mines sous-marines

Abou Safi a déclaré que l'attention accordée aux mesures contre les mines lors de l'exercice Artemis Trident est une réponse à ce nouveau défi.

Elle a souligné les menaces iraniennes dans le détroit d'Ormuz, qui ont incité les États-Unis à stationner dans la région quatre navires de lutte contre les mines (dragueurs de mines) qui mènent des patrouilles régulières.

Des robots sous-marins autonomes, parmi lesquels le SeaFox et le Mk 18 Mod 2 Kingfish, qui possèdent des capacités de déminage, ont également été ajoutés à la 5e flotte de la marine américaine.

« L'exercice conjoint entre les marines française et britannique et les forces navales américaines sur la lutte contre les mines dans le golfe Persique garantira la liberté de navigation maritime », a affirmé l'auteur et écrivain politique bahreïnien Saad Rashed.

Les bateaux pourront naviguer dans ces eaux « sans craindre les dangers que représentent ces mines », qui menacent la navigation internationale, a-t-il indiqué à Al-Mashareq.

« Face aux menaces répétées de l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz et à celles proférées par les Houthis (Ansarallah) au Yémen contre le détroit de Bab el-Mandeb, la communauté internationale se devait d'agir », a-t-il déclaré.

Les mesures de lutte contre les mines et les exercices d'entraînement dans le golfe Persique sont « une indication claire de l'importance des voies maritimes ", qui doivent être protégées " de l'agression des États voyous », a fait savoir Rashed.

Il a déclaré s'attendre à ce que des exercices similaires soient menés à l'avenir, et que des efforts conjoints seront consentis par les États du Golfe dans la lutte contre les mines.

La décision de mener cet exercice dans les eaux bahreïniennes est « une affirmation de la position stratégique de Bahreïn, qui permet un accès facile aux parties nord et sud du golfe Persique », a-t-il ajouté.

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