Sécurité

Les États-Unis et leurs alliés sont engagés pour une paix régionale à long terme

Sultan al-Barei à Ryad

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Une image tirée d'une vidéo montre des équipages de B-52H Stratofortress de l'armée de l'air des États-Unis se préparant le 21 novembre à une mission de longue portée au Moyen-Orient avec un préavis court. [US CENTCOM].

Dans un contexte de tensions persistantes et parfois croissantes au Moyen-Orient, les États-Unis restent engagés en faveur de la paix, de la stabilité et de la coopération à long terme dans la région, ont fait savoir à Al-Mashareq des observateurs de toute la région.

Démontrant cet engagement continu pour la sécurité régionale, des équipages de B-52H Stratofortress de l'armée de l'air des États-Unis ont effectué une mission à court préavis et à long terme au Moyen-Orient le 21 novembre pour dissuader les agressions et rassurer les partenaires et alliés des États-Unis.

« Les missions de la Bomber Task Force soulignent les capacités robustes et variées de l'armée de l'air des États-Unis qui peuvent être mises à disposition rapidement dans la zone de responsabilité du CENTCOM », a indiqué le lieutenant général Greg Guillot, commandant de la 9e armée de l'air.

« La capacité à déplacer rapidement des forces à l'intérieur, en dehors et autour du théâtre pour saisir, tenir et exploiter l'initiative est essentielle pour dissuader une agression potentielle », a-t-il expliqué.

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Un B-52H Stratofortress sur la piste le 20 novembre, à la base aérienne de Minot, dans le Dakota du Nord. [Armée de l'air des États-Unis]

Le 12 novembre, une unité de plus de dix F-16 Fighting Falcon de l'armée de l'air des États-Unis et des centaines de personnels ont été déployés sur la base aérienne d'al-Dhafra aux Émirats arabes unis.

Arrivée dans ce pays du Golfe depuis la base aérienne de Spangdahlem en Allemagne, l'unité du 480e escadron de chasse, 52e escadre de chasse, a suivi de près un escadron de chasseurs F-35A Lightning II de la base aérienne de Hill, dans l'Utah.

Cet escadron était parti fin octobre après un déploiement de cinq mois à al-Dhafra.

Ce déploiement de forces fait partie de ce que l'armée américaine appelle un « emploi dynamique des forces » et démontre la capacité de l'armée à se déplacer avec fluidité et souplesse dans la région et ses alentours.

Des responsables de l'armée de l'air ont déclaré que l'unité entrante soutiendrait les opérations de combat et l'entraînement avec les alliés régionaux afin de renforcer la capacité de ces forces à dissuader les agressions et à encourager la sécurité et la stabilité dans la région.

Elle intégrera les forces internationales de la coalition et des partenaires et mènera des missions de combat pour soutenir l'opération Inherent Resolve, qui est l'opération internationale contre « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS).

Des liens « plus profonds et plus étendus » avec les Émirats

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo s'est rendu aux Émirats arabes unis samedi 21 novembre pour rencontrer Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, prince héritier d'Abou Dhabi.

Les deux hommes ont discuté, entre autres, de « la coopération en matière de sécurité et de la lutte contre l'influence néfaste de l'Iran dans la région », a fait savoir le Département d'État.

Avant la réunion, Pompeo a noté que les liens entre les États-Unis et les Émirats arabes unis « sont devenus plus profonds et plus étendus ».

Cela est mis en évidence par le lancement en octobre d'un dialogue stratégique fondamental et de nouveaux partenariats économiques et de sécurité liés aux Accords Abraham.

« Notre partenariat fait avancer des priorités essentielles, comme la lutte contre les activités néfastes, la résolution des problèmes régionaux et la lutte contre l'extrémisme », a détaillé le Département d'État dans un communiqué publié vendredi.

Les Émirats arabes unis soutiennent également la lutte contre l'extrémisme violent par l'intermédiaire des centres Sawab et Hedayah, et coopèrent avec les États-Unis dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Lutte contre la menace extrémiste

Lorsque l'on considère l'impact de l'armée américaine au Moyen-Orient, « la question qui devrait être posée est la suivante : quelle serait la situation si ces forces n'étaient pas dans la région ? », s'est interrogé Jamil Abou Hamdan, expert militaire libanais.

La réponse est évidente, a-t-il affirmé à Al-Mashareq : « Nous aurions assisté à davantage de guerres, de conflits et à une influence plus forte et plus étendue des groupes terroristes, du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et de ses groupes intermédiaires. »

Les forces américaines stationnées dans la région sont capables de réagir rapidement à toute menace ou attaque, a-t-il déclaré, ajoutant que les liens étroits qu'elles entretiennent avec leurs alliés régionaux augmentent également leur efficacité.

Cette capacité à se redéployer rapidement distingue les forces américaines, a déclaré Abou Hamdan.

En Syrie, a-t-il poursuivi, les forces américaines ont joué un rôle déterminant dans la défaite militaire de l'EIIS, en dirigeant la coalition internationale et en soutenant les forces locales avec une couverture aérienne.

Elles traquent désormais les éléments restants de l'EIIS et démantèlent les cellules dormantes du groupe dans le cadre d'opérations conjointes avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), a-t-il rapporté.

Les forces américaines soutiennent également les forces irakiennes dans leur poursuite des derniers membres de l'EIIS, a-t-il déclaré.

Lutte contre les acteurs malveillants

En Méditerranée et dans le Golfe, les États-Unis n'ont pas recours à une « force excessive », mais tentent plutôt « d'écarter le spectre des guerres destructrices et de leurs conséquences dans la région en recourant à un encerclement militaire et politique », a expliqué Mona Mohammed, une journaliste yéménite vivant au Caire.

Lors de déclarations à la conférence virtuelle des décideurs arabes et américains du 19 novembre, le général Kenneth McKenzie, commandant du CENTCOM américain, a indiqué que les États-Unis n'avaient pas l'intention d'attaquer l'Iran, même si Washington accélère sa campagne de sanctions contre Téhéran.

« Il est très important de noter qu'il n'y a pas de composante militaire à la campagne de pression maximale ; il n'y en a aucune », a-t-il affirmé. « C'est une approche strictement diplomatique et économique. »

« Aujourd'hui, je crois que l'Iran a été largement dissuadé, parce que le régime comprend désormais que nous possédons à la fois la capacité et la volonté de réagir », a déclaré McKenzie, ajoutant : « Je crois que le régime iranien reconnaît que s'il entre dans une spirale d'escalade avec les États-Unis, cela ne se terminera pas bien pour lui. »

« Le déploiement militaire américain dans le Golfe s'inscrit dans le cadre de son partenariat stratégique avec les pays de la région », a indiqué Sami Gheit, chercheur au Centre al-Sharq d'études régionales et stratégiques.

Ces partenariats constituent un rempart contre les menaces d'al-Qaïda, de l'EIIS et d'autres groupes, et contribuent à maintenir la sécurité régionale et à réduire la menace d'attentats terroristes, a-t-il déclaré à Al-Mashareq.

La présence militaire américaine dans le Golfe « est essentielle pour la sécurité et la stabilité, non seulement pour les pays de la région, mais pour le monde entier, étant donné la position stratégique de la région », véritable couloir économique mondial, a-t-il conclu.

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