Sécurité

L'Iran teste des systèmes de défense aérienne nationaux

Sultan al-Barei à Riyad et AFP

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Un des nouveaux missiles dévoilés lors des dernières manœuvres de l'exercice « Défenseurs du ciel » menées par l'armée iranienne et le CGRI le 21 octobre. [Photo de l'agence de presse Fars]

Mercredi 21 octobre, l'Iran a testé des systèmes de défense aérienne de fabrication nationale lors d'exercices militaires, ont rapporté les médias d'État, quelques jours après l'expiration d'un embargo international sur les armes contre la République islamique.

Ces manœuvres, intitulées « Défenseurs du ciel », se sont déroulées sur « une zone couvrant la moitié de la surface du pays », a rapporté le site Iribnews de la télévision publique.

Elles ont eu lieu après que Téhéran a décidé dimanche qu'un embargo des Nations unies sur ses armes avait expiré en vertu de l'accord international sur le programme nucléaire iranien et de la Résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies.

L'Iran a déclaré lundi qu'il était plus enclin à vendre des armes qu'à en acheter, après avoir annoncé la fin de ce long embargo.

« Lors de ces manœuvres, les systèmes de nouvelle génération de l'armée et des Gardiens de la Révolution [CGRI] ont montré leurs capacités en s'appuyant sur la puissance » de la production nationale, a indiqué Iribnews.

Selon ce site Internet, des cibles à moyenne et haute altitude ont été abattues par les systèmes de défense aérienne iraniens Khordad 3 et Khordad 15, et des avions de chasse ont pris part aux manœuvres.

« Nos forces ont atteint tous les objectifs fixés », a affirmé à la télévision d'État le général Qader Rahimzadeh, qui commande les exercices.

« Acte provocateur »

La levée de l'embargo contre les armes permet à l'Iran d'acheter et de vendre du matériel militaire, notamment des chars, des véhicules blindés, des avions de chasse, des hélicoptères et de l'artillerie lourde.

Cela va provoquer davantage de tensions et de guerres au Moyen-Orient, et les récentes manœuvres ne peuvent être considérées que comme une continuation des actes de provocation du CGRI, a déclaré Fathi al-Sayed du Centre al-Sharq d'études régionales et stratégiques.

Les exercices de cette semaine sont « une provocation majeure, tant par le moment où elles se déroulent que par le grand nombre de personnes et de secteurs qui y ont pris part », a-t-il précisé à Al-Mashareq.

La levée de l'embargo sur les armes permettra au CGRI de transférer plus facilement des armes à ses intermédiaires sous divers prétextes, a-t-il déclaré, ajoutant que cela pourrait également permettre à l'Iran d'obtenir de nouvelles technologies militaires pour développer son industrie militaire.

« Cela constituerait un danger mondial [...], surtout si l'on tient compte du fait que l'Iran poursuit sans relâche sa quête d'armes nucléaires », a prévenu al-Sayed.

« Malgré les déclarations des politiciens iraniens selon lesquelles l'Iran ne veut pas augmenter son armement, on ne peut pas faire confiance à la politique iranienne, car la décision finale est entre les mains du CGRI », a-t-il déclaré.

Des mesures doivent être prises par la communauté internationale pour rétablir l'embargo sur les armes et « épargner au monde, et à la région du Moyen-Orient en particulier, de futures catastrophes », a-t-il conclu.

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