Politique

Le Yémen et le STC reprennent les discussions sur un nouveau gouvernement

Nabil Abdoullah al-Tamimi à Aden

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Ahmed Lamlas, le nouveau gouverneur d'Aden, embrasse un homme à l'aéroport international d'Aden le 27 août. [Saleh al-Obeidi / AFP]  

Après une brève suspension, le gouvernement du Yémen et le Conseil séparatiste de transition du Sud (CTS) ont repris les pourparlers sur la formation d'un gouvernement et la mise en œuvre de l'accord de partage du pouvoir qu'ils ont signé à Riyad.

Le STC avait annoncé la semaine dernière qu'il suspendait sa participation aux pourparlers, à la lumière de l'escalade militaire à Abyan et de la rupture d'un cessez-le-feu convenu, entre autres griefs.

Parallèlement, le nouveau gouverneur d'Aden, Ahmed Lamlas, est arrivé dans la ville jeudi 27 août pour prendre ses fonctions aux termes de l'accord de Riyad.

Le Premier ministre désigné Moeen Abdoulmalik a rencontré ce lundi la délégation du CTS dans le cadre des efforts en cours pour mettre en œuvre un mécanisme proposé par l'Arabie saoudite pour l'accélération de la mise en oeuvre de l'accord de Riyad.

L'ambassadeur saoudien au Yémen Mohammed Al Jaber a également assisté à la réunion.

Les deux parties ont convenu de procéder à des consultations sur la formation d'un nouveau gouvernement, le retrait des forces militaires d'Aden, la séparation et le redéploiement des forces.

L'objectif est de restaurer les services et de résoudre les problèmes économiques et sécuritaires, a souligné Abdoulmalik, alors qu'il présidait une réunion mardi du gouvernement intérimaire.

La position positive et unifiée des composantes politiques et des forces militaires souligne les priorités du nouveau gouvernement, a-t-il indiqué.

Restaurer la stabilité

Le vice-ministre des Droits de l'Homme Nabil Abdoul Hafeez a déclaré à Al-Mashareq que la mise en œuvre de l'Accord de Riyad est la clé pour mettre fin à la guerre et à la violence à Aden et dans d'autres provinces du sud.

« Le gouvernement tient à mettre en œuvre l'accord ... afin d'unifier les efforts et de se concentrer sur la restauration des institutions étatiques des Houthis (Ansar Allah) soutenus par l'Iran », a-t-il insisté.

« Les Houthis, l'Iran et les groupes terroristes sont les entités qui bénéficient de tout échec dans la mise en œuvre de l'Accord de Riyad », a-t-il ajouté.

Le journaliste Radhwan Farie a déclaré pour sa part à Al-Mashareq qu'une crise de confiance entre les deux parties était à l'origine de leur récent échange de tirs dans la province d'Abyan.

Il a exhorté l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis à « faire pression sur le gouvernement et le STC pour qu'ils avancent dans la mise en œuvre de l'accord, à la fois militairement et politiquement, afin que la stabilité puisse être rétablie à Aden et dans d'autres provinces du sud ».

« Le but est de désamorcer la situation et de créer une atmosphère appropriée et sûre pour que le nouveau gouvernement fonctionne », a déclaré le politologue Faissal Ahmed à Al-Mashareq.

Cela lui permettra de « faire face aux défis économiques, d'arrêter la détérioration de la monnaie et de libérer les provinces des Houthis », a-t-il souligné.

« La mise en œuvre de l'Accord de Riyad est devenue le seul moyen de sortir de la situation actuelle dans les provinces du sud, en tant que première phase pour établir la paix au Yémen et arrêter la guerre », a ajouté Ahmed.

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