Santé

La Jordanie déploie des drones en réponse au coronavirus

AFP

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Un homme portant un masque fait un signe en quittant un site de la mer Morte où il se trouvait en quarantaine pendant quatorze jours, à environ 60 kilomètres au sud d'Amman, le 30 mars. Les autorités jordaniennes ont commencé à autoriser à rentrer chez elles quelque 5 000 personnes placées en quarantaine dans différents hôtels pour les protéger contre la propagation du coronavirus depuis leur retour dans le pays il y a deux semaines. [Khalil Mazraawi/AFP]

Dimanche 5 avril, la Jordanie a commencé à déployer des drones pour lutter contre le nouveau coronavirus (COVID-19), rejoignant en cela d'autres pays de la région pour faire appliquer le couvre-feu, délivrer des annonces de santé publique et même surveiller la température des personnes.

La Jordanie a déclaré cinq morts et 323 cas de COVID-19, et a arrêté au moins 1 600 personnes pour ne pas avoir respecté un couvre-feu en vigueur dans le pays depuis le mois dernier.

« Les forces armées et les services de sécurité veilleront à ce que le couvre-feu soit respecté en ayant recours à des technologies modernes comme les drones et les caméras de surveillance », a déclaré samedi le ministre d'État de l'Information Amjad al-Adayleh.

Plusieurs États du Golfe ont également fait appel aux drones dans leur lutte contre le COVID-19.

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Une photo prise le 19 mars montre l'Aéroport international de Beyrouth pendant sa fermeture dans le cadre des restrictions pour lutter contre le coronavirus au Liban. [Anouar Amro/AFP]

Ainsi, le Koweït, soumis à un large confinement, a déployé des drones pour diffuser des messages en plusieurs langues demandant aux gens de rentrer chez eux.

Aux Émirats arabes unis, la police utilise des drones équipés d'un haut-parleur dans l'émirat de Sharjah pour ordonner aux gens de rester chez eux en plusieurs langues, tandis que la police de Dubaï a pris des mesures similaires.

En Arabie saoudite, les autorités municipales ont déployé des drones équipés de caméras thermiques activées par une intelligence artificielle pour mesurer la température corporelle des clients à Buraidah, dans la région d'al-Qassim, selon la Saudi Press Agency.

Et à Oman, les autorités les utilisent pour limiter les rassemblements dans les lieux publics de Mascate, la capitale.

Le Qatar a annoncé jeudi qu'il menait une « campagne de sensibilisation » à l'aide de drones visant les travailleurs étrangers.

Cette initiative a été lancée après la diffusion d'images par les médias locaux montrant ce qui semblait être des ressortissants étrangers priant sur le toit d'immeubles d'appartements dans un faubourg de Doha, le week-end précédent.

Le Qatar a officiellement rapporté trois décès et 1 325 cas de COVID-19.

Le Liban rapatrie ses ressortissants

Dimanche, le Liban a commencé à rapatrier ses ressortissants coincés à l'étranger à bord de ses premiers vols depuis des semaines après que le pays a fermé son aéroport international.

Le premier de ces quatre avions a atterri à l'Aéroport international de Beyrouth en fin de matinée avec 78 passagers à son bord en provenance de Riyad, et un second transportant 79 passagers depuis Abou Dhabi a suivi dans l'après-midi, ont indiqué les médias locaux.

La télévision locale a montré des personnels de santé portant des combinaisons de protection prenant la température des passagers en train de débarquer.

Le Liban a annoncé son confinement et a fermé son aéroport à compter du 19 mars dans le cadre de mesures visant à limiter la propagation du COVID-19, qui a officiellement infecté 527 personnes et en a tué 18 autres dans le pays.

Le ministre de la Santé Hamad Hassan a déclaré dimanche soir lors d'une conférence de presse que l'ensemble des tests réalisés sur les passagers en provenance d'Arabie saoudite s'étaient révélés négatifs.

Mais il a ajouté que ces passagers devaient néanmoins être placés en quarantaine.

Les autorités ont indiqué qu'au total, plus de 20 000 personnes s'étaient inscrites pour être rapatriées cette semaine ou à la fin du mois.

Les Libanais souhaitant rentrer chez eux doivent avoir été testés négatifs au virus au moins trois jours avant la date de leur retour, ou être testés dès leur arrivée, conformément aux directives gouvernementales.

Ils doivent s'acquitter du prix de leur billet, et leurs familles ne sont pas autorisées à les accueillir à l'aéroport.

Le gouvernement a indiqué que seraient prioritaires les personnes en état sanitaire critique, comme les personnes diabétiques ou atteintes d'un cancer, celles âgées de plus de 60 ans et de moins de 18, et les familles.

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