Un rapport fait état d'un "pipeline" d'armes iraniennes au Yémen

Des enquêteurs internationaux ont trouvé un "pipeline d'armes" soupçonné être établi depuis l'Iran à travers la Somalie au Yémen où les Houthis (Ansarallah) soutenus par l'Iran se battent contre le gouvernement, a rapporté l'AFP mercredi 30 novembre.

L'analyse, révélée dans un nouveau rapport par le Conflict Armament Research (CAR) est basée sur la saisie en février et mars de cette année d'armes de dhows dans la mer d'Arabie.

Le CAR a analysé des photographies d'armes confisquées à des dhows par le navire australien HMAS Darwin et la frégate française FS Provence. Les navires faisaient partie d'un groupe de travail international commun qui opère séparément de la coalition qui combat les Houthis.

HMAS Darwin a saisi plus de 2 000 armes, y compris des fusils d'assaut de type AK et 100 lanceurs de roquettes fabriqués par l'Iran, depuis le dhow en direction de la Somalie, a indiqué le rapport du CAR.

La saisie par la FS Provence comprenait 2 000 fusils d'assaut "caractéristiques de la fabrication iranienne" et 64 fusils de tir à la main fabriqués par l'Iran, ainsi que neuf missiles guidés antichar de type Kornet.

Les forces des Emirats arabes unis ont rapporté avoir récupéré au Yémen un Kornet que le CQR a déclaré appartenir à "la même série de production" que celles sur le dhow. "Cela soutient les allégations selon lesquelles les armes proviennent de l'Iran et que la cargaison du dhow était destinée au Yémen", a déclaré CAR.

Des sources gouvernementales françaises ont indiqué que le dhow était dirigé vers la Somalie "pour un éventuel transbordement vers le Yémen", a indiqué CAR.

Des mitrailleuses légères ont été trouvées avec la même séquence de numéro de série sur les deux spectacles, "ce qui suggère que le matériel est dérivé du même envoi original", a ajouté le rapport.

Il a également fait référence à la saisie par la marine américaine d'un dhow en mars de fusils d'assaut de type AK, de lance-roquettes et de mitrailleuses destinées au Yémen qu'on pense être originaires d'Iran.

Deux des dhows ont été faits par Al Mansoor en Iran, a précisé CAR.

Bien que leurs résultats aient été "relativement limités", les enquêteurs ont déclaré que leur analyse "suggère l'existence d'un pipeline d'armes s'étendant de l'Iran à la Somalie et au Yémen".

Il a indiqué que les trafiquants déchargent des armes dans la région semi-autonome du Puntland dans le nord de la Somalie "pour les marchés locaux de l'armement ou comme des points de transbordement pour l'approvisionnement du Yémen".

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