Sécurité

Le Royaume-Uni et les États-Unis affirment leur soutien aux forces libanaises

Nohad Topalian à Beyrouth

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Le Royaume-Uni a construit un certain nombre de tours d'observation à la frontière libanaise avec la Syrie dans le cadre d'un programme britannique visant à soutenir l'armée libanaise et à former les forces frontalières. [Photo fournie par l'ambassade britannique]

La coopération militaire entre la Grande-Bretagne et le Liban se poursuit conformément à un programme destiné à renforcer les capacités des régiments frontaliers terrestres pour protéger et contrôler la frontière syrienne, ont indiqué des responsables des deux pays.

Le commandant de l'armée libanaise Joseph Aoun a accompagné le 17 juillet l'ambassadeur britannique Chris Rampling et l'ambassadrice américaine Elizabeth Richard lors d'une visite au commandement des régiments frontaliers terrestres dans la vallée de la Bekaa.

L'objectif de cette visite était d'évaluer les progrès réalisés dans le cadre du projet de sécurité de la frontière libano-syrienne.

Les régiments libanais stationnés dans cette zone ont joué un rôle clé dans l'éviction de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) et du Front al-Nosra de la zone frontalière, dans le cadre de l'opération Fajr al-Juroud (Aube d'al-Fajr) en août 2017.

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Les forces frontalières libanaises reçoivent un financement et une formation des États-Unis. [Photo fournie par l'ambassade britannique]

Au cours de la visite, Rampling a réitéré le soutien indéfectible du Royaume-Uni au Liban à travers divers projets et s'est engagé à continuer à soutenir les forces libanaises.

John Lorimer, conseiller principal du ministère britannique de la Défense pour les affaires du Moyen-Orient, a déclaré plus tard que le Royaume-Uni continuera à soutenir le Liban et ses forces armées, en particulier par la formation et la construction de tours d'observation des frontières.

Le soutien militaire « va se poursuivre »

La rencontre militaire et diplomatique à la frontière « confirme que le soutien américano-britannique à l'armée libanaise va se poursuivre », a affirmé à Al-Mashareq une source militaire du commandement de l'armée libanaise.

Le général Joseph Aoun tient une réunion trimestrielle avec les ambassadeurs américain et britannique au ministère de la Défense, a indiqué la source, mais la réunion de juillet s'est tenue pour la première fois au quartier général du 2e régiment frontalier.

« Les deux ambassadeurs ont été informés sur le terrain géographique difficile, le rôle joué par les régiments frontaliers terrestres et la façon dont ils s'acquittent de leurs tâches pour maintenir la sécurité malgré les difficultés auxquelles ils sont confrontés », a-t-il rapporté.

Les ambassadeurs ont « vu de leurs propres yeux au cours de leur visite sur le terrain ce qui se passe à la frontière et où est investie l'aide provenant de leur pays », a-t-il déclaré.

La réunion s'est conclue « avec le renouvellement du soutien des deux pays à l'armée dans les domaines de la logistique et de la formation », a-t-il précisé.

Le Royaume-Uni a mis à la disposition des régiments frontaliers terrestres des « postes d'observation, il a équipé ces postes et a formé les régiments à la marche à suivre en cas de tempête ou de chute de neige », a-t-il indiqué.

Dans le même temps, a-t-il ajouté, « les États-Unis ont fourni à ces unités du matériel de communication sophistiqué ».

La situation à la frontière est calme, selon la source militaire, et les régiments frontaliers terrestres contrôlent 85 % de la frontière, le terrain accidenté de la région rendant difficile le déploiement de troupes sur toute la longueur de la frontière par l'armée.

Soutien à la lutte contre le terrorisme

Le Royaume-Uni travaille en étroite collaboration avec les forces armées libanaises pour renforcer la stabilité et la souveraineté du Liban et pour l'épauler dans la lutte contre le terrorisme, a déclaré Ian Griffiths, secrétaire politique de l'ambassade britannique et directeur de programme.

« Le Royaume-Uni est fier d'entretenir des relations étroites avec les forces armées libanaises », a-t-il affirmé à Al-Mashareq.

« Nous avons fourni des formations, de l'équipement et d'autres formes de soutien, portant le montant total de l'aide britannique à près de trois millions de livres (3,75 millions de dollars) de 2017 à aujourd'hui », a fait savoir Griffiths.

Depuis le début de l'année, le Royaume-Uni a formé plus de 11 000 soldats dans tout le Liban, et depuis 2016 a dépensé « plus de 69,4 millions de livres (86,6 millions de dollars) pour former, guider et équiper le régiment frontalier terrestre du Liban », a-t-il déclaré.

Cela comprend « la construction de 41 tours d'observation de la frontière et de 39 bases d'opérations avancées le long de la frontière avec la Syrie », a-t-il détaillé.

Un centre de formation spécialisé a également été créé à la frontière terrestre de la Bekaa, où plus de 6 500 membres du régiment ont été formés aux opérations frontalières, a indiqué Griffiths.

Le soutien britannique comprend également « l'accueil d'officiers libanais dans le cadre de formations au Royaume-Uni, dont un cours sur le commandement et les états-majors interarmées, et la formation initiale des officiers à l'Académie royale militaire de Sandhurst », a-t-il déclaré.

Plus de 200 officiers libanais de tous grades y ont participé, a-t-il poursuivi.

Des équipes de formateurs britanniques se rendent également régulièrement au Liban pour aider à développer un éventail de compétences, a-t-il précisé, mais la priorité reste de se concentrer sur la lutte contre le terrorisme.

L'armée libanaise « a connu un succès retentissant en 2014, le Liban ayant été le premier pays à repousser l'EIIS, et en 2017 les forces armées libanaises ont réussi à les expulser du territoire libanais », a noté Griffiths.

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