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Les camps de la vallée de la Bekaa inondés par les pluies hivernales

Nohad Topalian à Beyrouth

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Les camps non officiels accueillant des réfugiés syriens à Bar Elias, au Liban, ont été inondés au début de l'année. [Photo fournie par l'Autorité du fleuve Litani]

Les réfugiés syriens vivant dans des camps non officiels près d'al-Marj et de Bar Elias dans la vallée de la Bekaa au Liban ont été sévèrement touchés par une tempête début janvier.

De fortes pluies ont provoqué la crue du Litani, inondant de nombreuses tentes dans ces campements non officiels, comme cela avait déjà été le cas l'année précédente.

Cette fois, les dégâts ont été moins importants, ont fait savoir les travailleurs humanitaires à Al-Mashareq, car les organisations humanitaires avaient pris des mesures préventives avant l'hiver.

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Les organisations humanitaires ont travaillé pour limiter l'impact des inondations dans certaines parties de la vallée de la Bekaa où se trouvent des camps improvisés de réfugiés syriens. [Photo fournie par Sawa pour le développement et l'aide]

L'organisation Basmeh et Zeitooneh a mis en place un centre pour abriter les réfugiés concernés, leur fournissant de la nourriture et un endroit chaud pour se loger, a déclaré Ahmed al-Samman, qui dirige les opérations de l'organisation dans la Bekaa.

Plusieurs autres organisations ont pris des mesures pour faire en sorte que les réfugiés ne revivent pas la catastrophe de l'année dernière.

Mesures préventives

L'organisation Sawa for Development and Aid a renforcé les berges du fleuve avec des barrières pour l'empêcher de déborder à nouveau, en coopération avec plusieurs municipalités, a rapporté Omar Abdoullah, qui travaille avec l'organisation.

« Nous n'avons pas attendu l'hiver pour renforcer les berges du fleuve aux points proches des camps improvisés de réfugiés syriens », a-t-il déclaré à Al-Mashareq.

Les travaux ont commencé à la fin de l'été dernier à Bar Elias, où des talus de terre ont été érigés le long du fleuve pour l'empêcher de déborder, a-t-il indiqué.

La tempête de cette année n'a pas causé autant de dégâts aux camps non officiels, a-t-il déclaré, notant que seuls les plus vulnérables d'entre eux, parmi lesquels Saadnayel, al-Omariya et Hawsh al-Harima, avaient été fortement impactés.

« Nous avons été obligés de quitter ces camps et d'évacuer leurs résidents vers des refuges », a fait savoir Abdoullah, notant que certains habitants des camps s'étaient installés temporairement chez des parents ou des amis.

Le camp d'al-Omariya, un campement informel d'environ 52 tentes, « a été le plus durement touché par les inondations, et nous avons été obligés d'évacuer 25 familles (175 personnes) », a-t-il déclaré.

Sawa travaille avec le ministère des Affaires sociales, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et les municipalités locales « pour mettre en œuvre les mesures nécessaires afin d'éviter que les camps soient inondés », a indiqué Abdoullah.

Ces mesures comprennent la création de tranchées dans les camps non officiels afin de détourner les eaux de crue, a-t-il précisé.

« Nous avons utilisé des pompes pour éliminer l'eau des campements et fourni des appareils de chauffage aux familles », a-t-il fait savoir.

En coopération avec le ministère, le HCR et ses partenaires « ont évalué les dégâts subis par les campements et ont distribué des couvertures et des matelas », a rapporté Lisa Abou Khaled, responsable de l'information publique du HCR au Liban.

L'agence des Nations unies assure également le suivi des travaux en cours à l'intérieur des camps, en particulier le creusement de tranchées pour l'évacuation des eaux de crue, a-t-elle ajouté.

Campements improvisés

Depuis 2018, l'Autorité du fleuve Litani appelle à la suppression des campements improvisés sur les rives du fleuve qui sont menacées par les inondations, a déclaré à Al-Mashareq Sami Alawiyeh, président de l'autorité.

Ces campements ont également contribué à l'accroissement de la pollution de l'eau.

Lorsque la rivière a débordé l'hiver dernier, les réfugiés ont été temporairement déplacés des campements improvisés le long du fleuve vers plusieurs lieux, mais ils sont ensuite retournés dans les campements inondés, a-t-il rapporté.

Les fortes pluies de cet hiver ont provoqué une nouvelle crue, et certains campements non officiels ont été à nouveau inondés, a-t-il indiqué.

L'Autorité du fleuve Litani « a pris des mesures 10 jours avant les pluies, et a envoyé une carte aux autorités concernées par les affaires des réfugiés identifiant les lieux qui pourraient être inondés », a-t-il expliqué.

Mais les dégâts de cette année ont été « légers par rapport à l'hiver dernier », a-t-il indiqué, car l'Autorité du fleuve Litani a demandé aux municipalités de la région de nettoyer le cours du fleuve.

Cette mesure a permis de protéger la vie des réfugiés syriens, a-t-il déclaré, et d'éviter une nouvelle crise d'une ampleur comparable à celle de l'année dernière.

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