Terrorisme

L'ingérence du Hezbollah en Syrie amène l'instabilité au Liban

Par Nohad Topalian à Beyrouth

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Des combattants de l'ancien Front al-Nosra – renommé Front Fatah al-Sham après s'être séparé d'al-Qaïda – écoutent un discours dans une école d'armement après qu'ils aient repris deux académies militaires et une troisième position militaire au sud d'Alep le 6 août, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Des affrontements et des attentats à la bombe récents près de la frontière libano-syrienne impliquant « l'État islamique en Irak et au Levant » (EIIL) et le groupe anciennement appelé le Front al-Nosra (FAN) ont mis à jour le rôle du Hezbollah dans la création de l'instabilité au Liban.

C'est l'ingérence des groupes soutenus par les Gardes de la révolution islamique iranienne (GRI) dans la guerre en Syrie qui a poussé certains groupes terroristes et d'autres acteurs à attaquer le Liban, expliquent des experts à Al-Mashareq

« Dès l'intervention du Hezbollah dans les affaires syriennes, la stabilité du Liban a été ébranlée », a déclaré Hassan Qoutb, directeur du Centre libanais de recherche et de conseil.

Pendant plusieurs mois, le Front Fatah al-Sham, anciennement le FAN, et l'EIIL ont perpétré des attentats terroristes contre des cibles civiles et militaires, et se sont affrontés.

L'armée libanaise échange régulièrement des tirs de mortier avec des combattants de l'EIIL et du FAN retranchés dans des zones accidentées le long de la frontière libano-syrienne. Lors d'un récent exemple du terrorisme au Liban, au petit matin du 27 juin, quatre kamikazes ont déclenché leurs ceintures d'explosifs dans la ville frontalière d'al-Qaa, suivis de quatre autres attentats suicides tard dans la soirée.

Qoutb a expliqué que les conflits s'intensifieront, entre l'EIIL et le FAN d'un côté, et entre les deux groupes et le Hezbollah de l'autre.

« Si le Hezbollah continue à s'immiscer [en Syrie], les affrontements entre ces groupes auront un impact sur le Liban, et sa stabilité en sera menacée », a-t-il ajouté.

La faute au Hezbollah

Lors de sa première apparition publique dans une vidéo, le chef du FAN Abou Mohammed al-Joulani a annoncé que le groupe changeait de nom, qu'il rejoignait d'autres combattants en Syrie, et qu'il rompait ses liens avec al-Qaïda.

« Quelle que soit l'étiquette du Front al-Nosra ou de ses mouvements frères, le Liban restera vulnérable aux risques posés par des organisations terroristes en raison de l'ingérence du Hezbollah dans la guerre syrienne », a expliqué l'analyste politique Ali al-Amin à Al-Mashareq.

« L'intervention du Hezbollah en Syrie a des répercussions et entraîne des risques sérieux sur la scène libanaise, et soumet le pays à des réactions, bien que personne ne sache quand, comment, ou sous quelle forme elles se manifesteront », a-t-il déclaré à Al-Mashareq.

Le danger que le FAN et d'autres groupes comme l'EIIL représentent pour le Liban « demeurera tant que le problème libano-syrien existera », a-t-il affirmé.

« La blessure restera ainsi ouverte, et cela pourrait se traduire, comme au cours des derniers mois et jusqu'à récemment, par des attentats à la bombe, des kamikazes, et un niveau de confrontation accru à la frontière libano-syrienne et dans les montagnes surplombant les villes de Beqaa », a-t-il détaillé.

« On ne peut pas prétendre que les choses se sont améliorées au Liban », a concédé Amin. Les menaces pesant sur le pays « ne vont pas diminuer avec l'ingérence du Hezbollah en Syrie, qui est la cause d'un risque continu de la part du FAN, avec son nouveau nom et ses organisations alliées, contre la sécurité du Liban et de son peuple ».

Le FAN a changé d'apparence pour tenter de se distinguer de l'EIIL, son rival en Syrie, a déclaré Richard Daghir, général de brigade à la retraite.

Mais quels que soient ses efforts pour se dissocier d'al-Qaïda, le FAN reste un groupe terroriste, et sa rhétorique n'a pas changé, pas plus que son idéologie, a-t-il indiqué.

Bien que l'armée libanaise ait connu des succès dans sa lutte contre le FAN et l'EIIL à la frontière, cela « n'empêche pas les brèches de sécurité, car le Liban n'est pas isolé de la menace du terrorisme et d'une attaque terroriste ».

Daghir a souligné le fait que la menace pèsera sur le Liban « tant que le Hezbollah poursuivra son ingérence dans la guerre en Syrie ».

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7 COMMENTAIRE (S)

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Qu'Allah vous maudisse avec eux, car vous êtes des bouchers et pas des combattants.

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Par Allah, vous êtes tous insignifiants, et l'islam vous rejette. Oui au Califat, non à la partisanerie !

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Qu'Allah détruise le parti d'al-Lat et al-Uzza, les ennemies d'Allah, Son Prophète, les Compagnons et l'Islam !

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Si le Hezbollah n'était pas intervenu en Syrie, le Liban serait devenu un point chaud pour les organisations terroristes, y compris « l'État islamique en Irak et au levant » et leurs semblables. Ils ont été créés par les Américains avec des fonds du Golfe. Nous aurions aussi vu les hommes libanais chrétiens tués, et leurs femmes et leurs enfants vendus sur le marché des esclaves de l'EIIL. La même chose se serait produite pour les chiites du Liban. L'intervention du Hezbollah est arrivée au bon moment. Tous ceux qui parient sur l'effondrement de l'État syrien ne comprennent pas que tous les pays arabes de la région vont chuter, la région va plonger dans un chaos créateur, le plan américain arrivera à son but, et Israël deviendra le maître de la région. La seule chose qui restera aux Arabes sera Dahes et al-Ghabra.

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Vous êtes bêtes.

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Que le Liban brûle, et que tous ceux qui ne soutiennent pas le Hezbollah meurent et aillent en enfer ! Le Hezbollah est plus important que le Liban, les régions arabes et islamiques, et même toute la nation de Mahomet ; qu'ils aillent tous en enfer, et que leurs petits États soient détruits. La chose la plus importante est que le Hezbollah soit victorieux et soutienne ce qui est juste. Ceux qui sont intelligents comprendront.

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Ce parti est une menace pour le Liban ; il est plus terroriste que les groupes à la frontière.

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