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Sécurité |

Un solide partenariat de sécurité entre Oman et les États-Unis

Des troupes américaines ont participé à un exercice militaire de trois semaines avec leurs homologues omanais en janvier dans un avant-poste du désert rocheux de Rabkoot. [Archive]

L'exercice Inferno Creek est une manœuvre récurrente conçue pour renforcer la relation entre l'armée américaine et l'armée royale d'Oman. [Archive]

La longue et solide relation entre Oman et les États-Unis profite aux deux partenaires et contribue grandement à la sécurité et la stabilité régionales et internationales, ont indiqué des experts et des analystes à Al-Mashareq.

Le haut niveau de coopération entre les deux alliés est visible dans l'organisation récente d'un exercice d'entraînement militaire récent au sultanat, ont-ils précisé.

L'exercice « Inferno Creek 19 » long de trois semaines de l'armée royale d'Oman, mené avec l'armée américaine, s'est déroulé en janvier près de la ville côtière de Rabkoot, dans le sud d'Oman.

Des officiers supérieurs des forces armées du sultan, de la police royale d'Oman et d'autres services de sécurité, ainsi que plusieurs officiers supérieurs de l'armée américaine lors de l'exercice Inferno Creek 19. [Photo fournie par Oman News Agency]

Des manœuvres conjointes comme celle-ci font partie de la coopération militaire entre les deux pays et permettent aux deux camps d'améliorer leurs capacités de combat et leur préparation pour faire face à tous les dangers qu'ils peuvent rencontrer dans la région.

Elles contribuent également à la compréhension des concepts opérationnels entre les deux participants, améliorant ainsi leur travail commun.

Amitié de longue date

Comme l'a expliqué l'historien et analyste en stratégie Qais ben Mahmoud, les relations entre Oman et les États-Unis ont été officiellement établies en 1833, et depuis les deux pays ont été unis sur de nombreux points, dont la défense et la sécurité.

Les deux pays ont signé un accord de coopération militaire en 1980, modifié puis renouvelé en 2010, a-t-il précisé à Al-Mashareq.

Oman a apporté sa contribution dans la lutte contre le terrorisme, a-t-il ajouté, et fait partie de la coalition internationale qui lutte contre « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) en Syrie et en Irak.

Le sultanat a acquis une quantité importante d'équipement militaire américain ces dernières années dans le cadre de ses efforts de modernisation de ses forces armées.

Les acquisitions récentes comprennent deux escadrons d'avions de chasse F-16 sophistiqués, trois avions de transport C-130J, des systèmes d'armement de F-16 et 20 véhicules à roues polyvalents à grande mobilité, a fait savoir le département d'État des États-Unis en mars dernier.

D'après le département d'État, ces équipements « fourniront à Oman la capacité de se défendre contre les menaces régionales, et des opportunités pour améliorer l'interopérabilité avec les forces américaines et les autres alliés ».

Ils « serviront également d'élément dissuasif contre les menaces de drones dans la région, de missiles de croisière et d'avions de chasse, améliorant la défense nationale d'Oman et aidant à la sécurité de la région », a poursuivi le département d'État.

Les programmes d'entraînement et de réhabilitation ont également contribué de façon significative à la modernisation de l'armée royale d'Oman, a fait savoir ben Mahmoud.

« Nous pensons que la coopération entre les deux pays est également soutenue par la coopération du Golfe pour garantir la stabilité de la région », a-t-il expliqué, notant que les États-Unis et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont d'importants partenaires régionaux.

Coopération de défense

L'exercice militaire « Inferno Creek 19 » qui s'est récemment conclu à Oman « est un autre chapitre de la coopération continue en matière de défense et de sécurité entre les deux pays », a indiqué l'expert en stratégie Saif ben Sultan à Al-Mashareq.

Côté omanais, les participants incluaient la 11e brigade d'infanterie, l'artillerie, les parachutistes et les troupes du génie du sultan d'Oman, ainsi que l'armée de l'air royale d'Oman.

Les troupes américaines comprenaient des unités de la division d'infanterie.

Mascate avait accueilli en juillet une réunion entre le ministre omanais des Affaires étrangères Yousouf ben Alawi ben Abdoullah et James Mattis, alors secrétaire américain à la Défense.

Les deux responsables avaient réaffirmé la relation de défense entre les États-Unis et Oman et abordé une large gamme de questions de sécurité régionale, a rapporté ben Sultan.

Parmi celles-ci, « le conflit au Yémen, la liberté de navigation et la coopération multilatérale de lutte contre le terrorisme », a-t-il ajouté.

Les rencontres de ce type confirment « qu'Oman est un partenaire régional de sécurité vital pour les États-Unis, et il existe de nouvelles perspectives pour renforcer la coopération bilatérale de défense et la sécurité du Golfe contre toutes les menaces », a-t-il indiqué.

Partenariat stratégique

« Les États-Unis sont un partenaire stratégique d'Oman qui peut aider à développer ses forces de défense » avec des systèmes militaires et des équipements sophistiqués, a indiqué Nasir ben Hamoud, auteur spécialisé dans les questions de sécurité.

« Oman contribue principalement à la protection de la route commerciale mondiale, notamment le trafic pétrolier, en sécurisant le détroit d'Ormouz », a-t-il expliqué à Al-Mashareq.

Le sultanat a pris des mesures pour aider aux efforts de lutte contre le terrorisme, a-t-il déclaré, rejoignant en 2005 l'Initiative sur la sécurité des conteneurs, lancée par le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis.

En vertu de cette initiative, le sultanat a accepté l'inspection préalable des marchandises expédiées vers les États-Unis depuis le port de Salalah, afin d'empêcher le trafic d'armes et d'autres équipements.

De plus, « le rôle des États-Unis dans la fourniture au sultanat d'équipements modernes l'ayant aidé à protéger ses côtes et à empêcher la piraterie et l'infiltration transfrontalière [...] ne peut être négligé », a conclu ben Hamoud.

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1 COMMENTAIRE (S)

Politique Commentaire Captcha
| 2019-02-25

Nous espérons savoir qui a créé le terrorisme dans la région, qui a créé "l’État islamique en Irak et en Syrie" (EIIS) et lui a fourni l'équipement moderne, et les a aidés à se déplacer d'une ville à une autre. Quel miracle!

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