Élections |

2018-03-20

Liban : cent onze femmes candidates au parlement


Une photo prise le 9 mars sur une autoroute de la ville de Tyr, sur la côte sud du pays, montre les affiches électorales pour les élections parlementaires libanaises de mai 2018. [Mahmoud Zayyat/AFP]
Une photo prise le 9 mars sur une autoroute de la ville de Tyr, sur la côte sud du pays, montre les affiches électorales pour les élections parlementaires libanaises de mai 2018. [Mahmoud Zayyat/AFP]

Le Liban va organiser des élections parlementaires générales le 6 mai pour la première fois en neuf ans, en vertu d'une nouvelle législation électorale basée sur la représentation proportionnelle.

Le ministère de l'Intérieur a constaté une forte augmentation des nominations, avec 976 candidats en lice, dont cent onze femmes, un nombre record, pour occuper les cent vingt-huit sièges qui doivent être répartis à égalité entre musulmans et chrétiens.

Seules douze candidates s'étaient présentées lors des élections de 2009.

« Les femmes sont une valeur ajoutée pour la vie de notre pays, elles constituent la moitié de la société », a déclaré le professeur d'université Roni Alpha à Al-Mashareq.

Parmi les candidates se trouve la professionnelle des médias Paula Yacoubian, candidate de la liste du parti Sabaa, candidate au siège orthodoxe arménien de Beyrouth.

Yacoubian a expliqué à Al-Mashareq qu'elle a décidé de se présenter aux élections sur la liste de Sabaa car « certaines personnes sont aujourd'hui découragées, et nous voulons apporter des changements ».

« Ceux qui souhaitent initier le changement doivent faire entendre des voix contraires pour dire : 'Nous ne serons pas comme les autres et nous aurons de bons résultats' », a-t-elle affirmé.

Le programme de Sabaa, avec son slogan« Le sourire d'une nation », « a pour but d'introduire un changement radical », a-t-elle ajouté.

Les élections sont un droit

Une fois le processus de nomination clos, la communication entre les diverses forces politiques s'est intensifiée, et a conduit à la mise en place de listes électorales et d'alliances politiques.

Pour exprimer son objection aux alliances provisoires et à la nouvelle législation électorale, le dirigeant du bloc du Futur Fouad Siniora a annoncé qu'il ne se présenterait pas à l'un des deux sièges sunnites de Sidon.

Ses convictions « ne correspondent pas aux principes, aux exigences politiques et à la base de la législation électorale actuelle », a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

Siniora a déclaré que selon lui, cette nouvelle législation est « incompatible avec la constitution en ce qui concerne la façon dont les circonscriptions électorales sont établies et divisées ».

Elle divise le pays selon des lignes sectaires, a-t-il poursuivi, « ce qui pourrait intensifier les conflits parmi les membres d'une même liste [électorale] ».

Cependant, « nous devons respecter le résultat des élections, quel qu'il soit », a-t-il déclaré à Al-Mashareq. « Nous voulons des élections. C'est un droit pour les Libanais, et il ne doit pas être reporté quoiqu'il advienne. »

Les alliances façonnent le prochain parlement

« Tout peut changer avec les alliances », a expliqué le politologue Tony Abi Najm à Al-Mashareq.

« Les jours qui viennent seront cruciaux pour la clarification des alliances, car elles définiront dans une large mesure la forme et la composition du nouveau parlement », a-t-il indiqué.

Le Premier ministre Saad al-Hariri a déclaré qu'il ne formera pas d'alliance avec le Hezbollah, et certains articles laissent à penser que le Courant du futur forgera une alliance avec le Courant patriotique libre sous la direction du député libanais Gebran Bassil dans plusieurs districts.

Dans le même temps, le Parti socialiste progressiste composera une alliance avec le parti des Forces libanaises dans les districts de Chouf-Aley et Baabda.

Le député libanais Walid Jumblatt, dirigeant du Parti socialiste progressiste, sera absent du parlement en 2018, car il a nommé son fils Taymour pour le siège druze du district de Chouf.

Le leader de la faction Marada, le député libanais Souleiman Franjieh, envisage également de nommer son fils, Tony Franjieh, à sa place.

Par ailleurs, le général de brigade Chamel Roukoz a annoncé qu'il mènera une liste dans le district de Keserwan-Jbeil, pour le même siège auquel s'était présenté son beau-père et actuel président du Liban Michel Aoun.

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