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Terrorisme |

2018-10-09

Inquiétude au Liban concernant la promesse de Nasrallah de rester en Syrie


Les supporters du Hezbollah libanais se rassemblent près d'un poster de Hassan Nasrallah lors d'une cérémonie pour commémorer Achoura le 20 septembre à Beyrouth. [Anwar Amro/AFP]
Les supporters du Hezbollah libanais se rassemblent près d'un poster de Hassan Nasrallah lors d'une cérémonie pour commémorer Achoura le 20 septembre à Beyrouth. [Anwar Amro/AFP]

Un discours incendiaire dans lequel le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a juré de rester en Syrie « jusqu'à nouvel ordre, et même après la conclusion d'un accord à Idlib » a provoqué une réaction inquiète de la communauté chiite au Liban.

Dans un discours délivré le 19 septembre, la veille de l'Achoura, Nasrallah a prétendu que la présence continue des combattants du Hezbollah en Syrie « est basée sur la nécessité et le consentement de la direction syrienne ».

Cette pièce de rhétorique révèle les intentions du Hezbollah et « a causé une inquiétude parmi la communauté chiite sur l'implication du groupe dans les guerres étrangères », a affirmé l'activiste chiite et professeur universitaire Mona Fayad.

« Le Hezbollah n'a rien donné à ses supporters que des guerres et davantage de détérioration sociale et économique », a-t-elle affirmé à Al-Mashareq, ajoutant que cela mène à un sentiment croissant d'anxiété parmi la communauté chiite au Liban.

La déclaration publique de Nasrallah que le Hezbollah restera en Syrie en opposition totale à la politique de dissociation du gouvernement libanais.

Il est même allé plus loin pour appeler les forces politiques au Liban « à arrêter la dissociation, car ce qui se passe dans la région façonne son destin et celui du Liban », selon son discours du 19 septembre.

Contradictions 'étonnantes'

Le chef du Mouvement pour le changement Elie Mahfoud a affirmé qu'il était étonné par les « contradictions dans le discours de Nasrallah ».

Le chef du Hezbollah a déclaré que l’État libanais peut se dissocier car il y avait un désaccord quand aux problèmes de la région, « alors qu'il continue d'intervenir et de combattre en Syrie », a publié Mahfoud sur son compte Twitter.

« Qui d'autre à part [Nasrallah] intervient et s'immisce en Syrie? » s'est-il interrogé. « Est ce que la dissociation est spécifique à tout le monde dans le pays à l'exception du Hezbollah ? »

«Pour combien de temps le Hezbollah continuera à combattre pour des pays étrangers ? » a-t-il ajouté. « Je leur demande : Est ce que vous, le Hezbollah, travaillez pour Bashar Al-Assad et suivez ses ordres, ou est ce que vous êtes libanais et ainsi vous devez vous conformez entièrement aux lois libanaises ? »

Le Hezbollah n'a plus rien d'autre au Liban que la rhétorique, a remarqué Fares Souaid, ancien député libanais et ancien secrétaire général de l'alliance du 14 Mars.

« Nasrallah se berce d'illusions et illusionne le peuple qu'il est victorieux, alors que son discours -- psychologiquement, politiquement et réalistement parlant -- représente le premier précurseur de l'effondrement du Hezbollah », a-t-il confié à Al-Mashareq.

Le bloc du Futur avait condamné et avait appelé à une cessation de l'implication militaire du Hezbollah en Syrie, et a critiqué le désaveu du parti de la politique de dissociation, disant que cela attise les problèmes au Liban.

Il a appelé le Hezbollah « à retourner à la voie de la rationalité nationale et à se retirer du chaudron du conflit en cours en Syrie ».

Il a également exhorté le Hezbollah « à arrêté son implication dans le combat dans une guerre qui n'a rien à voir avec le peuple libanais » et de ramener les jeunes libanais sains et saufs et non dans des « non dans des cercueils ».

En mai, l'ONU a appelé le Hezbollah à ne pas s'impliquer dans l'activité militaire au Liban ou ailleurs dans la région, conformément à une résolution de l'ONU en 2004.

Dans un rapport du 24 mai envoyé au Conseil de sécurité, le secrétaire-général de l'ONU Antonio Guterres a affirmé que « la possession par le Hezbollah de capacités militaires considérables et sophistiquées à l'extérieur du contrôle du gouvernement libanais demeure une question de grande préoccupation ».

Le gouvernement libanais doit empêcher le Hezbollah de « construire une capacité paramilitaire à l'extérieur du contrôle de l'État », a-t-il souligné.

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1 COMMENTAIRE (S)

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Bubble | 2018-10-12

Vous êtes inquiets seulement à propos du Hezbollah et M. Hassan Nasrallah ! Vous parlez de M. Hassan Nasrallah tout le temps, et lorsque vous voulez le faire, vous devez faire vos ablutions et priez car vous êtes impurs.

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