Qatar dit que les citoyens du Golfe peuvent rester malgré la crise


Des clients font leurs courses au marché Al-Meera dans la capitale qatarie Doha, le 10 juin. L'Arabie saoudite, l'Egypte, les Emirats arabes unis et le Bahreïn ont annoncé le 5 juin qu'ils réduisaient leurs liens diplomatiques et fermaient les liens aériens, maritimes et terrestres avec le Qatar, mais l'Iran a déclaré cette semaine qu'il a envoyé cinq avions transportant des produits vers l'émirat. [AFP]

Des clients font leurs courses au marché Al-Meera dans la capitale qatarie Doha, le 10 juin. L'Arabie saoudite, l'Egypte, les Emirats arabes unis et le Bahreïn ont annoncé le 5 juin qu'ils réduisaient leurs liens diplomatiques et fermaient les liens aériens, maritimes et terrestres avec le Qatar, mais l'Iran a déclaré cette semaine qu'il a envoyé cinq avions transportant des produits vers l'émirat. [AFP]

  • COMMENTAIRE

    2

  • Imprimer cet article
  • Augmenter Réduire

Le Qatar a essayé dimanche 11 juin d'éviter une escalade de son conflit avec les voisins du Golfe en disant à leurs citoyens qu'ils sont les bienvenues au pays, tout en se vantant d'un «retour aux affaires comme d'habitude» et des opérations d'exportations de gaz .

Il a également annoncé lundi qu'il a lancé des services d'expédition directe vers les ports d'Oman, alors que l'Iran a envoyé des tonnes de légumes à l'émirat qui a vu des importations alimentaires menacées après que ses voisins ont coupé leurs liens aériens, maritimes et terrestres avec le pays.

Presque une semaine après quel'Arabie saoudite et plusieurs de ses alliés ont rompu les liens avec le Qatar dans une crise diplomatique sans précédent du Golfe, Il n'y avait aucun signe de règlement de l'amère conflit.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et d'autres ont accusé le Qatar de soutenir les groupes extrémistes.

Le Qatar rejette fermement les allégations et dit qu'il est ouvert à des pourparlers sur la fin du conflit, qui a également vu les trois Etats du Golfe ordonner tous les Qataris à quitter leurs pays dans les 14 jours.

La crise a soulevé d'importantes inquiétudes concernant l'instabilité dans la région et, dimanche, le ministre des affaires étrangères du Koweït a déclaré que son pays poursuivrait ses efforts de médiation.

Les médias de l'Etat ont annoncé samedi que Doha "ne prendrait aucune mesure contre les résidents du Qatar qui détiennent les nationalités des pays qui ont rompu les liens diplomatiques".

Cela viendra comme un soulagement pour plus de 11 000 personnes d'Arabie saoudite, des EAU et du Bahrein qui vivent au Qatar.

Ouverture des voies avec les ports dOman

Pendant ce temps, l'administration portuaire du Qatar a annoncé le lancement de deux nouveaux services du port d'Hamad vers les ports de Sohar et Salalah d'Oman, contournant la nécessité pour les cargaisons de passer par les Emirats arabes unis voisins.

Les Emirats arabes unis ont depuis des décennies servi de point d'arrêt central pour les expéditions de marchandise.

L'Iran a annoncé dimanche qu'il a envoyé cinq avions transportant des produits au Qatar. Trois navires transportant 350 tonnes de nourriture sont également autorisés à quitter l'Iran pour l'émirat.

Le porte-parole de l'Iran Air, Shahrokh Noushabadi, a déclaré que cinq avions transportant environ 90 tonnes de légumes avaient été envoyés au Qatar ces derniers jours.

"Nous continuerons les livraisons tant qu'il y aura de la demande", a ajouté Noushabadi sans dire si ce sont des exportations commerciales ou des aides.

La Turquie est également appelée à jouer un rôle majeur dans la fourniture de nourriture au Qatar.

Rien n'a changé

Malgré les sanctions sans précédent, le Qatar affirme que ses exportations cruciales de gaz naturel liquéfié n'ont pas été interrompues.

"Qatar Petroleum ... mène ses activités comme d'habitude dans toutes ses opérations et ses activités en aval, à mis-parcours et en amant, dans toutes les activités dans toutes les installations de classe mondiale de QP", a indiqué un communiqué.

La banque centrale du Qatar a également déclaré lundi que les transactions bancaires à la maison et à l'étranger se poursuivent normalement malgré la crise diplomatique.

Dans un communiqué publié sur l'agence de presse du Qatar (QNA), le gouverneur de la Banque centrale Cheikh Abdullah bin Saud Al-Thani a rejeté les inquiétudes concernant les niveaux de liquidité.

"Les opérations et procédures bancaires dans l'Etat du Qatar continuent d'être normales, tant au niveau des transactions financières locales qu'entre le secteur bancaire qatari et les banques étrangères", a souligné le communiqué.

Il a ajouté que le gouverneur "a souligné que les niveaux de liquidité dans le secteur bancaire du Qatar sont bons et répondent à toutes les exigences des clients".

Le président de l'UA appelle au «dialogue»

Pendant ce temps, les efforts de médiation pour résoudre la crise se poursuivent.

Le président de l'Union africaine, Alpha Conde, a commencer dimanche le rôle de médiateur dans la crise, en exhortant le dialogue après que plusieurs pays africains aient également rappelé leurs ambassadeurs à Doha.

Conde, président de la Guinée qui a des liens étroits avec l'Arabie saoudite, a déclaré dans une lettre au roi Salman qu'il a suivi avec «tristesse» le conflit entre le Qatar et ses voisins du Golfe, qu'il qualifie de «pays frères» de son pays majoritairement musulman.

Les pays africains, dont le Tchad, le Niger et le Sénégal, ont rappelé leurs ambassadeurs à Doha ces derniers jours, alors que la Mauritanie a coupé entièrement les relations.

Conde a offert en tant que président de l'UA ses services de «médiation ... afin de trouver une solution rapide et pacifique à cette crise».

"Seul le dialogue nous permettra de parvenir à un véritable compromis", a ajouté Conde.

AJOUTER UN COMMENTAIRE (Politique Commentaire) * INDIQUE CHAMP NÉCESSAIRE

Test
  • COMMENTAIRES DU LECTEUR

    عبد القادر من الجزائر

    2017-6-30

    O, Allah, dispersez ceux qui voulaient la dispersion pour cette nation!

  • ابن الأجداد العماني

    2017-6-24

    Le retour des pays à leur unité est le centre du pouvoir pour le Conseil de coopération du Golfe, qui est le capital qui reste pour les pays arabes et la carte gagnante. C'est un exemple à suivre dans les unions fédérales. Le siège ne fait pas plaisir à Dieu ou à son prophète. Que Dieu guide ceux qui se sont égarés!