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Terrorisme |

Les forces françaises poursuivent la lutte contre l'EIIS dans la région

Le porte-avions français Charles de Gaulle lors de son dernier franchissement du canal de Suez le 3 mars 2016. Le bâtiment devrait à nouveau franchir ce canal à la mi-avril dans le cadre d'un nouveau déploiement dans la région pour la lutte contre l'EIIS. [Photo fournie par l'Autorité du canal de Suez]

Les forces françaises continuent de jouer un rôle significatif dans la campagne militaire contre « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) avec le dernier déploiement en date du groupe d'attaque du porte-avions de la marine française dans la région le mois dernier.

Ce groupe d'attaque, dont le porte-avions à propulsion nucléaire Charles de Gaulle est la pièce maîtresse, a quitté la base navale de Toulon le 5 mars en vue d'un déploiement de plusieurs mois baptisé « opération Clemenceau ».

Il s'agit du premier déploiement du Charles de Gaulle après un arrêt pour modernisation de 18 mois, avant lequel le bâtiment français avait participé aux opérations de la coalition internationale au Moyen-Orient.

Le ministère français de la Défense a annoncé que le groupe d'attaque du porte-avions était arrivé le 13 mars au large de la Syrie pour venir en soutien à l'opération « Inherent Resolve » de la Force d'intervention combinée.

Ce groupe, qui a déjà contribué à la lutte contre l'EIIS dans le cadre de trois déploiements depuis janvier 2015, renforcera la présence militaire française dans la région et aidera la coalition par des moyens de surveillance aérienne, d'intervention et d'évaluation de la situation.

Des exercices d'échange et combinés seront menés durant toute la durée de ce déploiement, notamment les exercices militaires et navals conjoints franco-égyptiens Ramsès qui auront lieu en juillet.

La guerre contre l'EIIS se poursuit

« La guerre contre l'EIIS se poursuit et des efforts internationaux concertés doivent être faits sur tous les fronts pour vaincre le groupe et ses ramifications idéologiques », a déclaré à Al-Mashareq le brigadier général Khaled Okasha, spécialiste des affaires de sécurité.

L'EIIS compte encore de nombreux éléments opérant dans ses cellules dormantes, qui sont chargés d'assassiner tous ceux qui ont aidé les forces de la coalition dans sa lutte contre le groupe, a-t-il ajouté.

Et de poursuivre en expliquant que la présence de ces cellules dormantes allait peut-être demeurer « la cause la plus inquiétante et un motif de poursuivre la guerre contre l'EIIS ».

Le franchissement du canal de Suez par le porte-avions Charles de Gaulle est le résultat d'une « coordination égyptienne et internationale », a indiqué l'expert en stratégie Ibrahim al-Shihabi.

« Ces initiatives s'inscrivent dans le cadre des efforts internationaux et régionaux visant à combattre le groupe terroriste de l'EIIS », a-t-il expliqué à Al-Mashareq, et à s'assurer que les éléments de l'EIIS ne peuvent à nouveau s'implanter ailleurs.

L'Égypte s'est toujours attachée à échanger son expertise dans la lutte contre le terrorisme avec de nombreux pays, a-t-il poursuivi, soulignant que ces exercices Ramsès menés avec la marine française s'inscrivent dans ce cadre.

« Il ne fait aucun doute que la guerre contre l'EIIS se poursuit parce que ce groupe existe encore et que son existence est renforcée par la propagation du chaos », a ajouté al-Shihabi.

« Nous ne voulons pas être surpris par le groupe qui renaîtrait sous d'autres formes », a-t-il conclu, précisant que les efforts internationaux devront se concentrer, en plus du soutien militaire, sur le renforcement de la sécurité et la reconstruction des institutions des pays qui se sont effondrées par le fait du terrorisme.

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