Les protestations secouent l'Iran pour des questions économiques et liées à l'implication au Moyen-Orient

Des manifestations violentes ont secoué l'Iran depuis jeudi, faisant plus de 20 morts, avec des protestations qui ont débuté contre l'ensemble du régime islamique, a fait savoir l'AFP mardi 2 janvier.

La vague de manifestations, qui a débuté dans la deuxième ville de Mashhad le 28 décembre et s'est rapidement propagée, est la plus grande dans le pays depuis les émeutes qui ont éclaté suite aux élections contestées de 2009.

Quelques centaines de manifestants se sont rassemblés à Mashhad et dans plusieurs autres villes jeudi pour protester contre le coût élevé de la vie.

Des vidéos sur les médias réformistes ont montré que les manifestants focalisaient leur colère sur le président Hassan Rouhani, mais il y avait aussi des slogans fustigeant tout le régime et l'implication de l'Iran dans les conflits à travers le Moyen-Orient.

Le jour suivant, des manifestations à plus grande échelle ont éclaté dans d'autres villes, y compris l'ouest de Kermanshah et Qom.

A Téhéran, des échauffourées ont éclaté à l'université principale de la ville où les vidéos ont montré des manifestants attaquant une mairie, renversant une voiture de police et brûlant le drapeau iranien.

Le 31 décembre, des responsables ont déclaré que 200 personnes avaient été arrêtées lors des manifestations à Téhéran et 80 autres à Arak située à quelques 300 kilomètres.

Les médias et les responsables iraniens ont rapporté que 10 personnes sont mortes dans les manifestations de la nuit de dimanche à lundi.

La télévision de l'Etat a déclaré le 2 janvier que neuf personnes, dont un policier, ont été tuées dans les émeutes du lundi au mardi.

Un jeune membre du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et un passant ont également été signalés morts dans des villes proches du centre culturel de la ville d'Ispahan.

Un responsable a déclaré aux médias locaux pendant ce temps que quelque 450 personnes avaient été arrêtées à Téhéran au cours des trois derniers jours.

Pendant ce temps, les opposants au régime iranien ont organisé des manifestations de petite envergure samedi en France et en Allemagne pour exprimer leur soutien aux manifestations.

Une quarantaine de personnes ont manifesté près de l'ambassade iranienne à Paris pour réclamer la fin de "l'ingérence" de Téhéran en Syrie et au Liban, selon Afchine Alavi, du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI).

A Berlin, une centaine d'opposants au régime se sont rassemblés près de l'ambassade iranienne pour exiger la libération immédiate des personnes arrêtées pendant les trois jours de manifestations.

Une cinquantaine de personnes s'étaient rassemblées au même endroit vendredi.

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