L'Arabie saoudite au milieu d'une purge radicale alors que le prince cimente son pouvoir

L'Arabie saoudite a poursuivi dimanche 5 novembre une vaste purge des rangs supérieurs du royaume, affirmant qu'elle gèlerait les comptes de dizaines de princes, de ministres et d'un magnat, a rapporté l'AFP.

Le milliardaire Al-Waleed bin Talal était parmi les princes arrêtés samedi soir, selon une source gouvernementale, immédiatement après l'établissement d'une nouvelle commission anti-corruption dirigée par le prince héritier Mohammed bin Salman par décret royal.

Séparément, le chef de la garde nationale saoudienne, ainsi que le chef de la marine et le ministre de l'économie, ont été remplacés.

La télévision saoudienne Al-Arabiya a rapporté que 11 princes, quatre ministres actuels et des dizaines d'ex-ministres ont été arrêtés alors que la commission lançait une enquête sur d'anciennes affaires.

Le ministère de l'Information a déclaré que les comptes bancaires des personnes arrêtées seraient "gelés" et que tous les biens liés aux affaires de corruption seraient enregistrés comme biens de l'Etat.

Le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, a déclaré que la es gestes "annoncent une nouvelle ère et une politique de transparence, de clarté et de responsabilité".

Le conseil supérieur du clergé du royaume a également salué les efforts anti-corruption comme "importants".

Une source aéronautique a indiqué à l'AFP que les forces de sécurité ont rentenu au sol des avions privés dans les aéroports, probablement pour empêcher de hautes personnalités de quitter le pays.

La dernière purge a vu le prince Miteb bin Abdullah démis de ses fonctions de chef de la garde nationale, une force de sécurité interne d'élite. Son expulsion consolide le contrôle du prince héritier des institutions de sécurité du royaume.

Les analystes ont déclaré que beaucoup de ces détenus étaient résistants à la politique étrangère du prince Mohammed qui inclut le boycott du Qatar, ainsi que certaines de ses réformes politiques, y compris la privatisation des actifs de l'Etat et la réduction des subventions.

Dans un autre développement, la télévision d'Etat a annoncé la mort du prince Mansour bin Moqren, vice-gouverneur de la province d'Asir et fils d'un ancien prince héritier, dans un accident d'hélicoptère près de la frontière sud avec le Yémen.

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