Criminalité et Justice

Meurtre de Hariri: les procureurs demandent la prison à perpétuité pour un membre du Hezbollah

AFP

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Le juge Janet Nosworthy, le président du tribunal David Re et le juge Micheline Braidy (dernière rangée, de la gauche) assistent à une audience du Tribunal Spécial pour le Liban soutenu par l'ONU à Leidschendam le 18 août. [Piroschka van de Wouw/ANP/AFP]

Le membre du Hezbollah condamné pour le meurtre en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafik al-Hariri devrait recevoir une peine à perpétuité, même s'il est toujours en fuite, ont annoncé les procureurs mardi 10 novembre.

Salim Ayyash était reconnu coupable par contumace du meurtrepar un Tribunal spécial pour le Liban, soutenu par l'ONU, aux Pays-bas le 18 août, mais trois autres membres présumés du parti aligné à l'Iran ont été acquittés.

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a refusé de livrer les accusé dans le procès pour l'attentat suicide qui a tué le politicien milliardaire et 21 autres.

Les juges ont écouté mardi les arguments du procureur, des victimes et de la défense au sujet de la peine à laquelle Ayyash, 56 ans, devrait être condamné, et le verdict doit être annoncé à une date ultérieure.

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Un homme conduit une moto près d'une affiche portant une photo du Premier ministre libanais assassiné Rafik al-Hariri, dans une rue de sa ville natale Sidon au sud, le 18 août. [Mahmoud Zayyat/AFP]

« La peine la plus sévère applicable pour le tribunal est la prison à perpétuité, et dans le réquisitoire du procureur, c’était la seule sentence juste et proportionnée », a déclaré le procureur Nigel Povoas au tribunal.

« Pourquoi la prison à perpétuité ? Ce sont des crimes d’une gravité extrême, il est difficile d’imaginer des crimes plus graves de ce type. Il est considéré comme la plus sérieuse attaque terroriste qui s'est produite sur le sol libanais », a-t-il ajouté.

Les procureurs débattent aussi de la saisie des avoirs de Ayyash.

Dans leur décision tant attendu en août, les juges ont annoncé qu'il y avait assez de preuves pour démontrer qu'Ayyash était au centre d'un réseau d'utilisateurs de téléphones mobiles qui cernaient les mouvements de Hariri pendant des mois avant son assassinat.

Mais il n'y avait pas assez de preuves pour condamner les co-accusés d'Ayyash, Assad Sabra, Hussein Oneissi et Hassan Habib Merhi, ont-ils précisés.

Les juges ont également affirmé qu'il n'y avait pas de preuve pour lier les dirigeants du Hezbollah ou ses alliés à Damas à l'attaque.

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