Économie

Les États-Unis renforcent les sanctions contre le pétrole iranien

AFP

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Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo (à gauche) et le secrétaire à la Défense Mark Esper participent à une conférence de presse le 21 septembre au département d'État américain à Washington pour annoncer la réintroduction des sanctions contre l'Iran par le gouvernement Trump. [Patrick Semansky/AFP]

Lundi 26 octobre, les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions au secteur pétrolier iranien, y compris suite à des ventes à la Syrie et au Venezuela.

Depuis 2018, le gouvernement du président Donald Trump applique de larges sanctions visant à mettre fin à toutes les exportations de pétrole de l'Iran, cherchant à étouffer les sources de revenus de la République islamique et à mettre fin à ses ingérences destructrices dans la région.

Selon ces nouvelles mesures, le gouvernement américain a désigné la National Iranian Oil Company, le ministère iranien du Pétrole et la National Iranian Tanker Company par l’autorité antiterroriste.

Le département du Trésor a imposé ces sanctions en liant les trois entités à la Force al-Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI-FQ), qui avait été précédemment désignée comme une organisation terroriste par les États-Unis, et dont le commandant, Qassem Soleimani, a été tué en janvier lors d'une frappe américaine à l'aéroport de Bagdad.

Le ministère a également sanctionné plusieurs sociétés-écran, filiales et cadres liés à ces organisations, parmi lesquels Bijan Zanganeh, ministre iranien du Pétrole.

Le secrétaire d'État Mike Pompeo a déclaré que ces sanctions devraient envoyer un avertissement aux « quelques acheteurs restants de pétrole brut iranien ».

« Ces désignations constituent une étape importante dans la campagne de pression maximale visant à limiter la capacité du régime iranien à menacer ses voisins et à déstabiliser le Moyen-Orient », a affirmé Pompeo.

Le département du Trésor a également imposé des sanctions à l’homme d'affaires iranien vivant en Grande-Bretagne Mahmoud Madanipour et à des sociétés liées pour des transactions avec le Venezuela.

Le département du Trésor l'a accusé d'avoir organisé l'envoi de dizaines de milliers de tonnes d'essence au Venezuela, dont le leader Nicolas Maduro a récemment renforcé ses liens économiques avec l'Iran.

Au début du mois, le gouvernement a pris une autre mesure importante pour paralyser l'économie iranienne en imposant des sanctions aux banques du pays, rendant difficiles la plupart des transactions avec le monde extérieur.

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