Criminalité et Justice

Un tribunal du Yémen émet un mandat d'arrêt contre le chef Houthi

Par Nabil Abdoullah al-Tamimi à Aden

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Un discours du chef Houthi Abdoul-Malik al-Houthi est projeté alors que les yéménites participent à un rassemblement la veille de l'anniversaire de la naissance du Prophète de l'Islam, Mohammed, à un stade de football à Sanaa, le 23 décembre 2015. [Mohammed Huwais/AFP]

Le tribunal militaire de Marib Military a émis des mandats d'arrêt contre le chef Houthi Abdoul Malik al-Houthi et 174 dirigeants d'Ansarallah à l'intérieur et à l'extérieur du Yémen, et a appelé toutes les autorités de sécurité et Interpol à les mettre en exécution.

Dans une séance mardi 22 septembre tenue sous la présidence du chef du tribunal militaire Aqeel Taj al-Din, la cour a également ordonné une saisie provisoire des biens et argent des défendeurs.

La décision a été annoncée en la présence du procureur militaire Abdoullah al-Hadheri, les avocats de la défense et les accusés et leurs avocats.

La cour a ouvert le procès d'al-Houthi et 174 autres membres de la milicesle 7 juillet, sur des chefs d'accusation qui comprennent monter un coup contre le gouvernement et former une organisation terroriste armée (Ansarallah).

Cela a été fait avec l'aide d'experts militaires du Hezbollah libanais et le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a indiqué le tribunal, accusant les défendeurs de communiquer avec l'Iran dans le but de porter atteinte au statut militaire, politique, diplomatique et économique du Yémen.

« Les démarches d'arrestation par le biais d'Interpol peuvent être mises en place à travers les efforts du ministère de l'Intérieur et le soutien du ministère des affaires étrangères dans la poursuite des défendeurs recherchés dans les pays où ils résident ou auxquels ils ont voyagé », a affirmé à Al-Mashareq l'avocat et le militant des droits de l'homme Abdoul Rahman Barman.

Pour ce qui est de la saisie provisoire des biens, Barman a précisé « qu'elle pourrait être mise en place contre les accusés s'ils ont des propriétés dans les provinces libérées qui sont contrôlées par le gouvernement légitime ».

« Mais les biens retenus en vertu de cette saisie provisoire peuvent être traités conformément au code pénal criminel», a-t-il fait savoir.

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