Sécurité

Un missile houthi fait au moins 8 morts à Marib

Nabil Abdoullah al-Tamimi à Aden

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Une photo prise le 29 janvier 2018 montre le service des prothèses et des membres artificiels de l'hôpital de Marib. [Abdoullah al-Qadry/AFP]

Au moins huit civils ont été tués mercredi 5 février dans la soirée lorsque les Houthis (Ansarallah) appuyés par l'Iran ont tiré un missile balistique sur un quartier résidentiel de Marib, a indiqué un médecin de l'hôpital de la ville.

Le ministre yéménite de l'Information Mouammar al-Eryani a condamné cette attaque sur le district d'al-Raouda dans un communiqué diffusé par les médias locaux.

« Nous condamnons fermement ce crime terroriste haineux », a-t-il déclaré, précisant que quatre enfants et quatre femmes avaient été tués lors de cette attaque.

Ce bilan risque de croître, a-t-il ajouté, car certaines victimes sont encore portées disparues sous les décombres.

« Marib et ses habitants ont été à plusieurs reprises attaqués par des missiles balistiques et des drones de fabrication iranienne », a-t-il poursuivi, soulignant qu'en plus de ses propres habitants, la ville de Marib accueille plus de deux millions de Yéménites déplacés par les Houthis.

Le politologue Faisal Ahmed a souligné que sans le soutien de l'Iran, les Houthis n'auraient pas accès aux missiles balistiques sophistiqués qu'ils ont utilisés pour tuer des civils et viser des quartiers résidentiels.

L'Iran a fourni à cette milice des systèmes d'armes avancés, notamment des missiles balistiques et des drones, a-t-il expliqué à Al-Mashareq.

Un récent rapport d'experts des Nations unies « a confirmé que les caractéristiques techniques des armes utilisées par les Houthis sont similaires à celles des armes fabriquées en Iran », a-t-il indiqué.

« Le soutien technique et la formation fournis aux Houthis par les spécialistes iraniens et du Hezbollah leur ont permis de viser des quartiers résidentiels avec ces armes sophistiquées », a-t-il ajouté.

« Nous condamnons cet acte criminel », a déclaré l'avocat et militant des droits de l'homme Abdoul Rahman Berman à Al-Mashareq.

« La législation internationale et les valeurs humaines ne sanctionnent pas l'emploi de missiles balistiques contre des quartiers résidentiels », a-t-il indiqué.

Plus de trois millions de personnes vivent à Marib, a-t-il ajouté, soulignant que cette attaque au missile avait visé des civils habitant une zone densément peuplée.

Cette attaque de mercredi à Marib fait suite à un incident survenu en janvier dans le même quartier, lors duquel les Houthis avaient tiré un missile balistique sur la résidence du député yéménite Hussein al-Sawadi, tuant deux femmes et en blessant quatre autres.

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