Manifestations

Nouveau bilan de la répression des manifestations en Iran selon Amnesty

Par l'AFP

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Une femme iranienne marche à côté d'une filiale d'une banque locale qui a été détruite lors de manifestations contre les hausses du prix d'essence le 20 novembre à Shahriar, à l'ouest de Téhéran. [Atta Kenare/AFP]

Au moins 304 personnes ont été tuées dans une répression de trois jours contre les manifestants à travers le pays en novembre, selon un nouveau bilan des victimes publié lundi 16 décembre par Amnesty International.

L'organisation des droits de l'homme avait estimé plus tôt le nombre de morts à 208 , y compris deux jeunes âgés de 15 et 17 ans.

Amnesty dit avoir recueilli des « témoignages éprouvants » laissant penser que les autorités, après avoir « massacré » les manifestants, elles ont mis en œuvre une « répression à grande échelle » pour camoufler les morts.

« Les autorités iraniennes mènent une répression vicieuse suite à l'éruption de manifestations à l'échelle nationale le 15 novembre », a annoncé l'organisation de défense des droits de l'homme dans un communiqué.

« Des milliers de manifestants, ainsi que des journalistes, des défenseurs des droits de l'homme et des étudiants » ont été arrêtés, a indiqué Amnesty, « pour les empêcher de dénoncer la répression impitoyable de l'Iran ».

Les manifestations à travers le pays ont été déclenchées par une hausse surprise des prix des carburants.

Les autorités ont rétabli l'ordre en quelques jours, mais n'ont jusqu'à présent confirmé que cinq décès, dont quatre membres des forces de sécurité tués par des « émeutiers ».

Un bilan officiel des victimes basé sur des chiffres de l'institut médico-légal national est attendu.

Rafles et arrestations continues

Des « sources indépendantes » ont affirmé à Amnesty qu'un mois après les émeutes, les « forces de sécurité continuent de mener des rafles à travers le pays pour arrêter des personnes à leur domicile ou sur leur lieu de travail ».

Des adolescents âgés de 15 ans sont « détenus avec des adultes », a signalé Amnesty.

Avec des dizaines détenus en « détention au secret », et d'autres dans des « conditions qualifiées de disparitions forcées », et certains centres de détention sont « gravement surpeuplés », a affirmé Amnesty.

L'organisation a appelé Téhéran « à relâcher immédiatement et sans condition tous ceux qui sont détenus arbitrairement ».

Elle a exhorté la communauté internationale à faire pression d'urgence sur l'Iran, faute de quoi « des milliers resteront menacés de torture ou de mauvais traitements ».

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