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Les États-Unis sont optimistes sur les échanges de prisonniers avec l'Iran, mais imposent de nouvelles sanctions

AFP

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Des appareils commerciaux d'Iran Air et de Mahan Air sur le tarmac de l'aéroport national de Mehrabad à Téhéran, sur cette photo d'archive datant du 15 janvier 2013. [Behrouz Mehri/AFP] 

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déclaré mercredi 11 décembre qu'il espérait la poursuite du dialogue avec l'Iran pour la libération des prisonniers, mais a annoncé de nouvelles sanctions en assurant qu'il n'y aura aucun relâchement de la pression.

L'Iran s'est lui aussi dit prêt à de nouveaux échanges de prisonniers après celui, samedi, de Xiyue Wang, un chercheur américain détenu depuis 2016, contre Massoud Soleimani, un scientifique iranien détenu aux États-Unis depuis l'année dernière.

« J'espère que l'échange qui a eu lieu permettra de déboucher sur une discussion plus large sur les affaires consulaires. Des Américains sont toujours retenus en Iran, trop, cela va sans dire », a déclaré Pompeo.

Pompeo a indiqué que les États-Unis « suivront la moindre ouverture » pour libérer la poignée d'Américains que l'on sait être en prison en Iran.

« J'espère que cela est de bon augure. Certaines indications nous portent à penser que c'est le cas, mais je ne veux pas surestimer la situation ni donner de faux espoirs sur la suite », a tempéré Pompeo.

Maintien d'une « pression maximale »

Pompeo a toutefois déclaré que les États-Unis ne dévieront pas de leur campagne de sanctions destinées à lutter contre les ingérences du régime iranien dans la région.

« Tant que se poursuivra ce comportement néfaste, notre campagne de pression maximale restera en place », a-t-il poursuivi.

Dans son dernier train de mesures en date, le Trésor américain a imposé des sanctions contre les réseaux de transport détenus par l'homme d'affaires iranien Abdolhossein Khedri.

Le Trésor a indiqué que ses sociétés avaient été utilisées par la force al-Qod du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI-FQ) pour envoyer des armes aux Houthis (Ansarallah) du Yémen, qui luttent contre le gouvernement yéménite épaulé par l'Arabie saoudite.

Le Trésor a également désigné les bureaux de vente à Hong Kong et Dubaï de Mahan Air, qui est déjà sous le coup de sanctions américaines.

Selon les États-Unis, cette compagnie aérienne aurait aidé le régime iranien en transportant des combattants et des fournitures dans la Syrie ravagée par la guerre pour venir en aide au président Bashar al-Assad.

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