Terrorisme |

Un Libyen condamné à mort en Égypte pour une attaque en 2017

AFP

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Une photo prise le 21 octobre 2017 montre des véhicules des forces égyptiennes et des transports de troupes blindés garés sur une route du désert menant à l'oasis de Bahariya, dans le désert occidental de l'Égypte, non loin du site d'une attaque au cours de laquelle seize policiers avaient été tués. [Mohamed el-Shahed/AFP] 

Un tribunal militaire égyptien a condamné à mort un Libyen et 32 autres accusés à la réclusion à perpétuité pour une attaque meurtrière en 2017 dans le désert occidental, a indiqué dimanche 17 novembre le porte-parole de l'armée.

Des extrémistes armés avaient attaqué le 20 octobre 2017 un convoi de policiers alors qu'ils allaient lancer une opération contre un repaire terroriste dans l'oasis de Bahariya, dans le désert situé au sud-ouest de Gizeh, avaient déclaré des responsables à Al-Mashareq à l'époque.

Seize policiers avaient trouvé la mort et treize autres avaient été blessés lors de cet échange de coups de feu survenu dans la zone de Kilo-135 de la route al-Wahat, et quinze des agresseurs avaient été tués.

La cour pénale militaire a prononcé « l'exécution par pendaison » du ressortissant libyen Abdelreheem Mohamed al-Mesmary, principal accusé dans cette affaire, a précisé dimanche dans un communiqué le porte-parole de l'armée Tamer al-Rifaie.

Al-Mesmary avait reçu une formation aux armes lourdes et à la fabrication d'explosifs en Libye avant d'être infiltré en Égypte par le désert occidental pour mener des attaques terroristes dans le pays, a précisé le tribunal. Il avait été arrêté peu de temps après cette attaque.

Le tribunal a également ordonné « la réclusion criminelle à perpétuité de 32 accusés et l'acquittement de vingt autres », a ajouté ce communiqué.

Sur les 32 condamnations à perpétuité prononcées, dix l'ont été par contumace, a indiqué l'armée.

Il n'a pas été immédiatement précisé lesquelles de ces accusés étaient des Égyptiens ou des Libyens.

Les prévenus étaient accusés d'avoir formé et d'avoir rejoint un groupe « terroriste » en Libye, d'avoir pris pour cible des membres de la sécurité, d'assassinats et d'avoir mené des opérations hostiles contre des installations vitales, a poursuivi l'armée.

Le vaste désert occidental égyptien proche de la frontière avec la Libye a été ces dernières années le théâtre de féroces affrontements entre l'armée égyptienne et différents groupes extrémistes armés.

Les forces égyptiennes ont été attaquées sur les routes principales qui traversent ce désert, qui couvre une superficie totale d'environ 681 000 kilomètres carrés.

Des attentats-suicides visant des civils ont également été planifiés et exécutés par des cellules extrémistes opérant dans ce désert, qui s'étend sur mille kilomètres du nord au sud et 600 kilomètres d'est en ouest, en bordure de la Libye.

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