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Signature d'un accord de partage des pouvoirs entre le gouvernement yéménite et les séparatistes du sud

AFP

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Des manifestants marchent en portant les drapeaux du sud Yémen et des Émirats arabes unis et une banderole arborant les visages du prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed al-Nahyan (à gauche), et du roi d'Arabie saoudite, Salmane ben Abdoulaziz (à droite), lors d'une manifestation baptisée « Marche de la gratitude pour l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis » à Aden, le 5 septembre. [Saleh al-Obeidi/AFP]

Le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale a signé, ce mardi 5 novembre, un accord de partage des pouvoirs avec les séparatistes du sud négocié par l'Arabie saoudite et destiné à mettre fin à un conflit qui couve au milieu de la guerre civile que connaît le pays.

« Cet accord ouvrira une nouvelle période de stabilité au Yémen. Le royaume d'Arabie saoudite est à vos côtés », a déclaré le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane lors d'une cérémonie de signature à Riyad retransmise par la télévision d'État.

« C'est un jour de joie en Arabie saoudite alors que les deux parties se rapprochent. »

Cet accord devrait voir le Conseil de transition du Sud (CTS) sécessionniste recevoir plusieurs ministères, et le gouvernement revenir dans la ville méridionale d'Aden, selon des responsables et des articles parus dans les médias saoudiens.

L'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen Martin Griffiths a félicité les deux parties pour cet accord, dont il affirme qu'il accélérera les efforts pour mettre un terme à la guerre civile qui a dévasté le pays.

« La signature de cet accord est un pas important dans nos efforts collectifs visant à promouvoir un règlement pacifique au conflit au Yémen », a-t-il déclaré.

« Il est important d'écouter les parties du sud dans les efforts politiques visant à parvenir à la paix dans le pays. »

En août, les forces de la Ceinture de sécurité, dominées par le CTS, avaient pris le contrôle d'Aden, qui servait de base pour le gouvernement assiégé depuis qu'il avait été chassé de la capitale Sanaa par les combattants des Houthis (Ansarallah) appuyés par l'Iran en 2014.

Les affrontements entre les séparatistes et les forces gouvernementales, qui avaient combattu du même côté pendant des années contre les Houthis, avaient suscité des craintes que le pays ne puisse se désintégrer entièrement.

Ces dernières semaines, les belligérants avaient tenu des discussions indirectes sous les auspices de l'Arabie saoudite dans la ville de Djeddah, à l'ouest du royaume, qui ont culminé avec la signature de cet accord à Riyad.

Le président du Yémen Abdrabbo Mansour Hadi et le leader du CTS Aidarous al-Zoubeidi ont assisté à la cérémonie.

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