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L'armée égyptienne dit avoir abattu 83 activistes dans le Nord-Sinaï

Mohammed Mahmoud au Caire et AFP

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Des véhicules militaires égyptiens lors d'opérations de sécurité dans le Sinaï. [Photo fournie par le Département des affaires morales du ministère égyptien de la Défense]

L'armée égyptienne a déclaré lundi 4 novembre avoir abattu 83 activistes lors d'affrontements dans la péninsule du Sinaï très agitée, où un groupe affilié de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) mène depuis longtemps l'insurrection.

Les forces de sécurité ont neutralisé 77 extrémistes trouvés avec des armes et des munitions dans le nord et le centre du Sinaï, a poursuivi l'armée.

Six autres activistes « très dangereux » ont été tués lors d'échanges de coups de feu dans la région, a ajouté l'armée dans un communiqué relatif à une opération lancée dans tout le pays entre le 28 septembre et le 4 novembre.

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L'armée de l'air égyptienne lance une frappe aérienne contre une cible terroriste dans le Sinaï. [Photo fournie par le Département des affaires morales du ministère égyptien de la Défense]

Trois soldats ont été tués ou blessés lors de ces affrontements, a précisé ce communiqué, sans donner plus de détails.

Environ 61 « criminels, individus recherchés et suspects » ont été arrêtés, a-t-il poursuivi.

Les forces de sécurité ont également détruit des dizaines de repaires et de véhicules dans le cadre de l'opération en cours, selon ce communiqué.

Durant le mois d'octobre, l'armée de l'air a détruit quatorze repaires et abris qu'utilisaient les activistes, ainsi que 115 véhicules 4x4 utilisés pour des activités illicites, a-t-il ajouté.

Cela fait des années que l'Égypte se bat contre une insurrection dans le Nord-Sinaï.

En février 2018, l'armée et la police avaient lancé une opération dans tout le pays contre les activistes, essentiellement concentrée dans le Nord-Sinaï.

Cette nouvelle opération vise également d'autres régions, notamment le désert occidental le long de la frontière poreuse avec la Libye.

Les derniers chiffres de l'armée font état d'un bilan de plus de 830 morts parmi les activistes soupçonnés dans la région du Sinaï.

Une soixantaine de membres de la sécurité ont été tués depuis le début de cette offensive.

Après la mort du chef de l'EIIS Abou Bakr al-Baghdadi le mois dernier, l'affilié du groupe dans le Nord-Sinaï a prêté allégeance à son successeur, Abou Ibrahim al-Hashemi al-Qurashi.

Revers pour le groupe extrémiste

Les forces armées égyptiennes ont récemment obtenu des succès majeurs contre les groupes extrémistes au Sinaï, a expliqué à Al-Mashareq le major général Adel al-Omda, expert en stratégie et conseiller à l'Académie militaire Nasser.

« Ces succès ont sensiblement affaibli les groupes armés », a-t-il ajouté, soulignant que les efforts intensifs des forces de l'armée et de la police avaient réussi à assécher les sources de soutien matériel et logistique des terroristes.

Les groupes armés ont utilisé des tunnels et la porosité de la côte le long de la frontière égyptienne pour faire entrer des armes et d'autres matériels, ainsi qu'un soutien logistique en contrebande, a-t-il poursuivi, mais le renforcement des contrôles par l'armée aux frontières du pays ont rendu ces opérations « presque impossibles pour les terroristes ».

C'est la raison pour laquelle ils tentent de trouver d'autres sources de financement, a indiqué al-Omda, ajoutant en conclusion que les groupes terroristes avaient tenté de financer leurs activités par la vente de drogues, mais que « les forces armées et de sécurité ont fait échouer ces tentatives ».

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