Terrorisme |

Des soldats de la Ceinture de sécurité blessés dans une explosion à Aden

Nabil Abdoullah al-Tamimi à Aden

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Des combattants de la Ceinture de sécurité formés par les Émirats arabes unis patrouillent dans une rue près de l'aéroport international d'Aden le 28 août. [Nabil Hasan/AFP]

Trois membres des forces de la Ceinture de sécurité, soutenues par les Émirats arabes unis, ont été blessés à Aden dans la matinée du mardi 22 octobre lorsqu'un engin explosif improvisé (EEI) a explosé près de leur véhicule militaire, ont rapporté les médias locaux.

Les forces de la Ceinture de sécurité rendent compte au Conseil de transition du Sud (CTS), qui a pris le 10 août le contrôle d'Aden aux mains du gouvernement yéménite.

L'Arabie saoudite, qui est intervenue dans la guerre du Yémen au nom du gouvernement yéménite, accueille depuis le début du mois de septembre des pourparlers indirects entre le gouvernement et les séparatistes à Djeaadh.

L'explosion de mardi s'est produite dans le district de Cheikh Othman, à Aden, lorsqu'un EEI placé dans une vieille voiture à quelques mètres du rond-point d'Abdoul Qawi a explosé alors qu'un véhicule militaire des forces de sécurité s'est arrêté près de lui.

Le véhicule a été endommagé par l'explosion et les trois soldats blessés ont été emmenés à l'hôpital de Médecins sans frontières à Aden.

« L'explosion a fait peur aux habitants de la région, a déclaré à Al-Mashareq Mona Fadhl, habitante de Cheikh Othman. « Dès que la situation se calme à Aden, la violence ressurgit. »

« Nous nous attendions à des affrontements armés après l'explosion, comme le fait habituellement al-Qaïda dans les opérations contre les soldats », a-t-elle ajouté.

L'instabilité profite aux extrémistes

L'incapacité à contrôler entièrement Aden et les différends entre le gouvernement yéménite et le CTS font de la ville portuaire, de ses habitants et des forces de sécurité une cible facile pour les groupes extrémistes, a fait savoir le politologue Faisal Ahmed à Al-Mashareq.

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) et « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) ont exploité cette instabilité pour augmenter leur présence dans la ville et lancer des attaques contre diverses cibles, a-t-il poursuivi.

« L'envoyé spécial des Nations unies au Yémen, Martin Griffiths, et le Conseil de sécurité avaient mis en garde sur le fait que l'instabilité à Aden profiterait aux groupes terroristes », a-t-il déclaré.

« Nous l'avons vu récemment après le coup d'État du CTS contre le gouvernement légitime internationalement reconnu. »

Ahmed a appelé les représentants du CTS et du gouvernement yéménite réunis à Djeddah à prendre en considération les intérêts du peuple yéménite et la sécurité d'Aden et des provinces voisines.

Il les a invités à parvenir à un accord garantissant la sécurité, la stabilité et les intérêts des citoyens conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Yémen et préservant l'intégrité territoriale du pays.

Dans le même temps, des sources gouvernementales yéménites ont rapporté qu'un accord prévu entre les deux parties, qui devait être signé à Djeddah, n'a pas été approuvé.

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