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La France aide les forces libanaises à déminer Arsal

Nohad Topalian à Beyrouth

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Un panneau avertit du danger des mines dans la ville frontalière d'Arsal, dans l'est du pays. [Photo fournie par la direction de l'orientation de l'armée libanaise]

Dans le cadre de son engagement en faveur de la stabilité régionale, la France travaille avec l'armée libanaise pour s'attaquer au problème des mines et explosifs laissés par les groupes extrémistes dans les zones proches de la frontière entre le Liban et la Syrie.

L'École régionale de déminage humanitaire au Liban (ERDHL) a été ouverte avec l'aide de la France et de l'Union européenne, quelques mois après la fin de l'opération Fajr al-Jurouden août 2017.

L'école offre au personnel militaire et civil une formation sur l'enlèvement des mines et des explosifs en sécurité.

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L'École régionale de déminage humanitaire au Liban, créée avec l'aide de la France, enseigne au personnel militaire et aux civils comment enlever les mines et les explosifs en toute sécurité. [Photo fournie par la direction de l'orientation de l'armée libanaise]

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Une équipe de l'armée libanaise formée par des experts français montre des explosifs posés par l'EIIS qu'elle a retiré de la zone autour d'Arsal. [Photo fournie par l'École régionale de déminage humanitaire au Liban]

Après l'expulsion de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) et d'autres extrémistes des zones frontalières, le Lebanese Mine Action Centre a mené une enquête dans la région en coopération avec des organisations internationales et avec le soutien des États-Unis et de l'UE.

« Il a été trouvé à Arsal, Ras Baalbek et al-Qaa, d'une superficie totale de 1,3 million de kilomètres carrés, des engins explosifs improvisés (EEI), des mines et des bombes à fragmentation », a déclaré une source militaire à Al-Mashareq.

Le processus de nettoyage de la zone a commencé en mars dans le cadre d'un effort militaire franco-libanais, a fait savoir la source, qui a demandé à rester anonyme.

Formation au déminage

L'ERDHL a été ouvert dans la caserne Saad al-Khatib à Hammana, au Mont Liban, dans le cadre d'une initiative française, « sous la supervision d'un officier français agissant en tant que conseiller du directeur de l'école », a indiqué la source.

Le personnel militaire et les membres des organisations locales et internationales opérant au Liban et dans la région reçoivent à l'école une formation sur tout le travail lié aux mines, y compris le déminage, l'éducation du public et l'aide aux victimes.

En outre, des officiers et sous-officiers enseignent aux civils comment effectuer un déminage conformément aux normes internationales, en coopération avec le Centre international de déminage humanitaire de Genève (CIDHG).

Parallèlement à ces efforts, le gouvernement français soutient les efforts du projet d'action de déminage humanitaire, qui a mené des travaux de déminage dans différentes régions du Liban.

Le projet travaille avec des organisations de la société civile opérant sous la supervision de l'ERDHL.

Il mène également depuis six mois, sous la supervision de l'ERDHL, une vaste campagne de sensibilisation dans les zones d'Arsal et de Ras Baalbek à l'intention de tous les résidents et réfugiés, a précisé la source.

Efforts pour stabiliser le Liban

La coopération militaire franco-libanaise sur le déminage dans la zone frontalière se voit dans la création de l'ERDHL, a déclaré le général de brigade Maroun Hitti, qui conseille le Premier ministre libanais Saad al-Hariri en matière de sécurité.

Selon l'enquête du Lebanese Mine Action Centre, l'EIIS a laissé derrière lui plus de 2 000 engins explosifs, a-t-il fait savoir à Al-Mashareq.

L'armée française aide les officiers du régiment du génie libanais à retirer en toute sécurité les explosifs trouvés dans la zone frontalière en leur enseignant des techniques avancées de déminage, a-t-il rapporté.

La formation porte principalement sur la manière d'enlever les explosifs des zones où l'EIIS était présent, ainsi que des passages que le groupe avait minés et piégés, « non seulement dans les zones d'opérations mais aussi autour de la ville d'Arsal », a-t-il poursuivi.

« Depuis l'opération Fajr al-Juroud, les Français ont déployé des efforts considérables, en coopération avec l'armée libanaise, pour déminer la zone et les positions occupées par l'EIIS », a déclaré Hitti.

Les efforts français se font « en coordination avec les efforts déployés par les États-Unis et d'autres pays qui veulent un Liban stable », a-t-il indiqué, notant que cette aide « contribue grandement » à la sécurité du pays.

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