Terrorisme

Les forces de l'Hadramaout résistent alors qu'al-Qaïda attaque « comme un gang »

Par Abou Bakr al-Yamani à Sanaa

image

Les forces yéménites patrouillent le 16 août près d'un cratère sur la route de Zinjibar, la capitale provinciale d'Abyan, après une offensive pour reprendre la ville à al-Qaïda. [Saleh al-Obeidi/AFP]

Après avoir subi une série de défaites dans le sud du Yémen, al-Qaïda a lancé plusieurs attaques contre les forces d'élite de l'Hadramaout, ce qui n'est qu'une démonstration de force désespérée, expliquent des responsables et des experts à Al-Mashareq.

Le 3 mars, des éléments d'al-Qaïda ont attaqué un poste de contrôle de Khailat Bugshan, dans la province de l'Hadramaout, tuant quatre soldats et en blessant un autre.

Dans un communiqué publié à la suite de cet l'incident, le commandement de la Seconde zone militaire de l'Hadramaout a décrit l'attaque comme une réaction aux coups douloureux que les forces d'élite ont infligés au groupe.

Lors d'une attaque ultérieure le 15 mars, des hommes armés d'al-Qaïda ont tiré des roquettes sur un quartier général de la sécurité dans le district d'al-Dliaah de l'Hadramaout, blessant deux soldats avant de quitter la zone.

« Ces deux attaques d'al-Qaïda ont été menées par des cellules dormantes distinctes », a précisé à Al-Mashareq Abd al-Hadi al-Tamimi, vice-gouverneur de l'Hadramaout.

Elles ont toutes deux été menées « à la manière d'un gang », sans confrontation directe avec les forces de sécurité, a-t-il souligné.

« Les conditions de sécurité placent les forces d'élite de l'Hadramaout dans la ligne de mire d'al-Qaïda en représailles pour leurs victoires contre le groupe dans l'Hadramaout », a déclaré al-Tamimi.

Les forces d'élite « ont libéré la ville d'al-Moukalla avec l'appui des forces de la coalition et se sont également chargées de la sécurité et de la traque des cellules d'al-Qaïda, ce qui a conduit au déclin du groupe », a-t-il ajouté.

La situation sécuritaire dans la partie côtière de l'Hadramaout est meilleure que dans la vallée de cette même province, a fait savoir al-Tamimi, grâce aux actions des forces d'élite.

Nouveau plan de sécurité à Say'un

« L'autorité locale de la vallée de l'Hadramaout a commencé à mettre en place un nouveau plan de sécurité dans la ville de Say'un », a-t-il rapporté.

Celui-ci comprend la formation d'agents de police, et sera ensuite mis en œuvre dans d'autres districts de la vallée de l'Hadramaout, a-t-il poursuivi.

« Ces activités n'ont pas été rendues publiques pour empêcher que ces personnes ne soient prises pour cible », a-t-il expliqué.

« L'autorité locale travaille pour rendre les forces de sécurité opérationnelles, car la reconstruction des institutions de l'État nécessite des agences de sécurité fortes dans plusieurs spécialités », y compris la lutte contre le terrorisme et le maintien de l'ordre, a-t-il affirmé.

Les forces d'élite actuellement chargées de la sécurité seront intégrées à l'armée nationale à la fin de la guerre, a-t-il poursuivi, notant que le renforcement des forces de sécurité pour compléter le rôle de l'armée améliorera la stabilité.

Il est évident qu'al-Qaïda prend pour cible les forces d'élite de l'Hadramaout « dans une guerre ouverte entre les deux camps », a déclaré Fawzia Ben Breik, activiste sur les réseaux sociaux.

Al-Qaïda s'en prend aux forces d'élite parce qu'elles ont réussi à chasser le groupe d'al-Moukalla après qu'il eut contrôlé la ville pendant plus d'un an, a-t-elle expliqué à Al-Mashareq.

Revers pour al-Qaïda

« Al-Qaïda n'est plus en position de force en raison des coups qu'il a subis dans les régions du sud de l'Hadramaout, de Shabwah, d'Abyan et ailleurs », a indiqué Ben Breik, ajoutant que les attaques récentes d'al-Qaïda avaient été menées par des gangs « attaquant rapidement avant de se replier ».

Les forces d'élite ont connu des victoires contre al-Qaïda, a-t-elle rapporté, les appelant « à étendre leur présence à tous les districts de la vallée de l'Hadramaout et à attaquer les cellules d'al-Qaïda en dehors des zones sous son contrôle de sécurité ».

Étendre la zone d'opération à toute la vallée de l'Hadramaout est essentiel pour éradiquer al-Qaïda et pour établir la sécurité et la stabilité dans la province, a-t-elle affirmé.

Avec les deux attaques récentes dans la province de l'Hadramaout, al-Qaïda a cherché à faire savoir qu'il était toujours capable de lancer des attaques, malgré les coups militaires successifs qu'il a subi, a déclaré le politologue Adnan al-Humairi.

Le groupe est « à bout de souffle » à cause de ses défaites dans les provinces de l'Hadramaout, d'Abyan, de Shabwah et d'al-Bayda, notamment la perte de nombres de ses commandants, a-t-il précisé pour Al-Mashareq.

Al-Qaïda a récemment subi plusieurs revers militaires et financiers qui l'ont forcé à se retirer plutôt qu'à attaquer directement dans plusieurs régions qu'il était auparavant en mesure de contrôler, comme Loder dans l'Abyan et Azzan dans la province de Shabwah, a-t-il conclu.

Aimez-vous cet article?

1 COMMENTAIRE (S)

Politique Commentaire * INDIQUE CHAMP NÉCESSAIRE 1500 / 1500

Ce n’est pas al-Qaïda ; al-Qaïda n'est pas présent au Yémen. C’est l’organisation juive arabisée pour les émiratis! Comprenez juste, O, les gars!

Répondre