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Sécurité |

Au Yémen, l'Hadramaout déploie un nouveau plan sécuritaire

Nabil Abdoullah al-Tamimi à Aden

Un membre des forces yéménites fouille un homme à un poste de contrôle dans l'ancien bastion d'al-Qaïda d'al-Moukalla, dans la province de l'Hadramaout, le 30 novembre 2018. [Saleh al-Obeidi/AFP]

Un nouveau plan de sécurité a été mis en place dans la province yéménite de l'Hadramaout, samedi 7 septembre, en réponse immédiate à l'assassinat d'un officier des forces d'élite de la province, a indiqué un responsable militaire.

La commission pour la sécurité de la province a approuvé samedi ce nouveau plan destiné à renforcer la sécurité dans les villes de la province et aux postes de contrôle, à répondre aux récentes atteintes à la sécurité et à lutter contre les attentats terroristes.

Le gouverneur de l'Hadramaout et commandant du 2e district militaire, le major général Faraj Salmeen al-Bahsani, qui présidait la réunion, s'est engagé à éradiquer le terrorisme de la province.

« Le terrorisme est un grave fléau, et certains attendent l'occasion d'attaquer l'Hadramaout, ses responsables et ses habitants », a-t-il déclaré.

« Les institutions militaires et de sécurité seront aux aguets, elles protégeront la province et en préserveront la sécurité. »

Cette réunion s'est tenue un jour après que le capitaine Abdoul Waseh al-Aydarous, officier du 2e district militaire de la côte de l'Hadramaout, eut été tué à Wadi Hadramaout.

Vendredi, des habitants locaux avaient découvert le corps d'al-Aydarous dans sa voiture à proximité d'une palmeraie à Houtat Sultana, à l'est de Seiyun.

L'auteur de cette attaque a été rapidement arrêté, ont précisé les autorités.

« La situation actuelle et ces circonstances exceptionnelles nous obligent à relever le niveau d'alerte et à redoubler d'efforts aux postes de contrôle pour lutter contre toutes les tentatives de viser des responsables de la sécurité ou de porter atteinte à la sécurité de l'Hadramaout », a indiqué al-Bahsani.

Il a demandé aux membres de la sécurité d'éviter de pénétrer dans des espaces publics ou des zones peu peuplées sans une protection suffisante, ajoutant que « nous nous devons de protéger leur sécurité ».

Besoin d'une sécurité intégrée

Al-Bahsani a porté l'arrestation de l'assassin d'al-Aydarous au crédit de « la coordination entre l'armée et les agences de sécurité de la côte de l'Hadramaout et de Wadi Hadramaout ».

« Notre réunion a souligné la nécessité de poursuivre la guerre contre le terrorisme et de relever le niveau d'alerte sécuritaire des unités militaires et de la sécurité », a expliqué à Al-Mashareq Hesham al-Jabri, porte-parole du 2e district militaire.

« Cette réunion a également été l'occasion de souligner l'importance de la sécurité intégrée, des efforts militaires et des renseignements entre la côte de l'Hadramaout et Wadi Hadramaut pour contrer sérieusement les complots terroristes », a-t-il ajouté.

Le politologue Faisal Ahmed a expliqué à Al-Mashareq qu'al-Qaïda cherchait particulièrement à viser les membres de la sécurité des 1er et 2e districts militaires.

« La raison en est qu'ils ont joué un rôle direct dans la libération de la côte de l'Hadramaout du contrôle d'al-Qaïda », a-t-il poursuivi, soulignant que « les éléments d'al-Qaïda tentent de prendre leur revanche contre les forces d'élite de l'Hadramaout ».

« Le capitaine al-Aydarous avait joué un rôle essentiel dans la libération d'al-Moukalla des mains d'al-Qaïda en avril 2016 », a-t-il ajouté.

Al-Qaïda avait pris le contrôle d'al-Moukalla le 1er avril 2015, et a gouverné avec une poigne de fer jusqu'à ce qu'il soit chassé un peu plus d'un an plus tard.

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