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Sécurité |

Les États-Unis détruisent un drone iranien dans le détroit d'Ormuz

L'armée américaine expose ce qu'elle appelle un drone iranien du système de missile Sayyad-2 dans une base militaire à Washington le 29 novembre 2018. [Thomas Watkins/AFP]

L'armée américaine a détruit jeudi 18 juillet un drone iranien qu'elle disait se trouver à 1000 yards (914 mètres) d'un de ses navires à l'entrée du détroit stratégique d'Ormuz.

Le navire américain USS Boxer, un navire d'assaut amphibie, « a pris une action défensive » contre le drone iranien alors qu'il « menaçait la sécurité du navire et de l'équipage du navire », a annoncé le président américain Donald Trump jeudi.

« Le drone a été immédiatement détruit», a-t-il affirmé.

Un homme observe les navires le 2 juillet au port de Fujairah à l'est des EAU, où les tensions récentes entre l'Iran et les États-Unis ont perturbé le mouvement dans le Golfe d'Oman, près du détroit d'Ormuz. [Karim Sahib/AFP]

La destruction du drone survient à un moment de tensions remontantes dans le Golfe entre les États-Unis et l'Iran, qui a été frappé par un ensemble de sanctions américaines.

« C'est le dernier de plusieurs actes provocateurs et hostiles par l'Iran contre les navires actifs dans les eaux internationales», a affirmé Trump.

« Les États-Unis se réservent le droit de défendre notre personnel, nos équipements et nos intérêts, et exhortent tous les pays à condamner les tentatives de l'Iran de perturber la liberté de la navigation et le commerce mondial», a-t-il indiqué.

« J'appelle les autres pays à protéger leurs navires lorsqu'ils traversent le Détroit et à travailler avec nous à l'avenir», a ajouté Trump.

L'Iran a nié vendredi l'incident, disant que tous ses avions « sont rentrés en sécurité » à leurs bases, a rapporté l'agence de presse Tasnim.

Première action militaire américaine

Les tensions dans le Golfe ont remonté vendredi suite à l'incident, qui est le premier engagement militaire américain avec l'Iran suite à une série d'incidents de plus en plus grave.

La confrontation est survenu alors que l'Iran a défendu sa détention dimanche d'un « pétrolier étranger » qui est cru être le navire battant pavillon panaméen, Riah, et son équipage de 12 personnes.

L'incident survient après une série d'attaques de faible niveau dans la région, attribuées aux forces iraniennes, y comprisl'installation de mines ventouses sur plusieurs pétroliers, ainsi que des attaques par les proxies iraniens en Syrie et au Yémen.

En mai, le Pentagone a annoncé le déploiement d'un groupe aéronaval de porte-avions et un bombardier aux eaux près de l'Iran en réponse à des « indications d'une menace crédible par les forces du régime iranien ».

L'Iran a abattu un drone de surveillance américain en juin, poussant Trump à ordonner des frappes aériennes contre l'Iran. Mais il les a annulées à la dernière minute, disant que le plan n'était pas « proportionné » et que les dégats en vies humaines seraient trop élevés.

Le 4 juillet, la Grande-Bretagne a saisi un pétrolier iranien pleinement chargé en pétrole près de Gibraltar, au motif qu'il se dirigeait vers la Syrie en violation des sanctions.

Une semaine plus tard, des bateaux iraniens armés, ont menacé un pétrolier britannique dans le Golfe avant qu'ils n'ont été éloignés par la frégate de la marine royale.

Ce qui a poussé les États-Unis à une flottille internationale pour escorter les vaisseaux chargés d'hydrocarbures des champs pétroliers du Golfe à travers le détroit d'Ormuz.

Le chef du commandement central américain Kenneth McKenzie a promis jeudi de travailler « agressivement » avec les partenaires pour assurer la liberté de navigation dans les eaux du Golfe.

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