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Politique |

Alliance des partis politiques yéménites pour soutenir le gouvernement légitime

Nabil Abdoullah al-Tamimi à Aden

L'Alliance nationale des forces politiques yéménites (ANFPY), composée de seize des plus grands partis actifs du pays, a annoncé sa création le 14 avril au parlement yéménite dans l'Hadramaout. [Photo fournie par le ministère de l'Information]

L'Alliance nationale des forces politiques yéménites (ANFPY), composée de seize des plus grands partis actifs du pays, a annoncé vouloir reprendre l'État des mains des Houthis (Ansarallah) soutenus par l'Iran.

La création de l'ANFPY a été annoncée le 14 avril au siège du parlement yéménite, qui s'est rassemblé pour la première fois en quatre ans le 13 avril dans la ville de Seyoun.

Le vice-président du parlement, Abdoul Aziz Jabari, a annoncé la création de ce groupe, précisant qu'il est conduit par le parti du Congrès général du peuple (CGP), la Congrégation yéménite pour la réforme (al-Islah), le Parti socialiste yéménite, le parti nassériste, le Mouvement du Sud (al-Hirak) et d'autres.

L'alliance nationale a choisi comme président un leader du CGP, Rashad al-Alimi, a fait savoir Jabari.

L'alliance a également annoncé son approbation de tous les documents, y compris sa charte fondatrice, son programme exécutif et ses statuts, qui découlent des idées de ses membres.

Des responsables et des politologues déclarent que la création de l'ANFPY est très importante pour l'unification des positions des partis politiques derrière le gouvernement légitime, le rétablissement de l'État et la mise en œuvre des résultats de la Conférence du dialogue national.

Une force politique pour soutenir l'État

La création de l'ANFPY est un « événement historique et crucial dans le processus politique yéménite, de par la convergence de nombre des plus grands partis politiques actifs et influents de la scène politique yéménite », a affirmé le docteur Ahmed Attiyah, ministre des Dotations et de l'Orientation, à Al-Mashareq.

« Cette cohésion nous donne le pouvoir, car nous sommes désormais face à une nouvelle situation politique provoquée par les changements qui se sont produits au Yémen, et les Yéménites ont un ennemi, à savoir les milices houthies appuyées par l'Iran », a-t-il déclaré.

Par conséquent, abandonner les divergences partisanes précédentes, s'éloigner des scandales et unir les voix pour combattre les Houthis « est devenu une demande populaire, même au sein des partis, de nombreuses voix s'étant élevées pour demander cette alliance », a-t-il rapporté.

L'alliance souhaite « rétablir l'État, instaurer la paix, mettre fin au coup d'État, restaurer un processus politique pacifique, mettre en œuvre les résultats de [la Conférence] du dialogue national et bâtir un État fédéral », a-t-il détaillé.

« L'alliance nationale sera la force politique qui aidera l'État légitime à battre les [Houthis], à construire le nouveau Yémen, à rétablir l'efficacité des institutions de l'État, et à mettre fin à la détérioration économique, sociale et sécuritaire du pays », a-t-il poursuivi.

Intégration avec le parlement

Le vice-ministre des Droits de l'homme Nabil Abdoul-Hafeez a également souligné l'importance de cette alliance et le fait qu'elle arrive à point nommé.

L'importance de l'ANFPY réside dans le fait qu'elle « complète l'ensemble des forces politiques partisanes qui soutiennent le gouvernement légitime, ce qui confirme que tout le monde se tient derrière [elle] contre ce coup d'État des Houthis », a-t-il indiqué à Al-Mashareq.

« L'annonce de l'alliance lors de la convocation du parlement révèle bien l'intégration entre les représentants du peuple au parlement et les représentants des forces politiques », a-t-il affirmé.

« C'est arrivé très tard, mais mieux vaut tard que jamais », a-t-il déclaré.

« La nouvelle alliance revitalisera la vie politique, permettra de réaliser des progrès et motivera les institutions constitutionnelles exécutives, en particulier l'armée, à restaurer l'État », a-t-il ajouté.

Alternative au Parti de rassemblement commun

L'alliance est une déclaration de l'union des forces politiques yéménites, y compris du CGP, le plus grand parti yéménite, a déclaré le militant politique Ahmad al-Amari.

« Cette alliance sera une alternative au Parti de rassemblement commun, qui était l'opposition au CGP, et elle représente donc une position intérieure et extérieure unifiée derrière la légitimité de la restauration de l'État », a-t-il déclaré à Al-Mashareq.

L'alliance doit travailler selon les règles stipulées dans sa charte fondatrice et ne pas servir aux quotas politiques et à la division du butin, a-t-il conclu.

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2 COMMENTAIRE (S)

Politique Commentaire
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| 2019-07-22

Cette entité n’a pas été précédée d’une coordination préalable suffisante. Il me semble que cela a été fait à la demande urgente d’un État puissant parmi les États de la coalition. Par conséquent, de nombreux problèmes seront ignorés et seront suffisants pour le renverser.

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| 2019-05-25

Cette alliance s'est formée contre le sud et les sudistes et contre leur droit à l'autodétermination et à la restauration de leur État. Si ce qu'ils disaient était vrai, leurs fronts s'allumeraient après cette déclaration et ils s'uniraient. Cependant, le contraire s'est produit et ils ont cédé certaines positions à Al-Nawm et à Qa'tabah.

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