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Sécurité |

Le Liban renforce ses capacités militaires avec l'aide américaine

Nohad Topalian à Beyrouth

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L'armée libanaise reçoit une livraison de roquettes Hydra de la part des États-Unis le 13 février à l'aéroport international Rafiq Hariri. [Photo fournie par la Direction de l'orientation du commandement de l'armée libanaise]

L'aide militaire américaine au Liban a grandement contribué à la sécurité nationale et au contrôle des frontières, ont fait savoir des experts militaires libanais à Al-Mashareq.

Depuis 2006, les États-Unis ont fourni plus de 2,3 milliards de dollars de soutien aux forces armées libanaises en armes et munitions, chars, véhicules blindés, drones et autres équipements et fortifications militaires.

« Cette aide a amélioré les capacités de l'armée en termes de [préparation] du personnel et d'équipement, et lui a permis de remporter plusieurs victoires », a expliqué une source militaire du commandement de l'armée ayant demandé à rester anonyme.

L'armée reçoit des véhicules militaires envoyés par les États-Unis au port de Beyrouth le 19 janvier. [Photo fournie par la Direction de l'orientation du commandement de l'armée libanaise]

Le programme d'aide des États-Unis est toujours en cours, a-t-il déclaré, et il a permis de garantir au fil des ans que l'armée libanaise dispose d'une puissance d'artillerie, d'une précision de tir, d'un système de surveillance et de reconnaissance, de chars et de drones.

En plus de fournir de l'équipement militaire, les forces américaines ont apporté divers types de formations à leurs homologues libanais, a-t-il indiqué.

Des formations intensives ont aidé les unités spéciales de l'armée libanaise à se préparer à l'opération Fajr al-Juroud (Aube d'al-Juroud) à Arsal en août 2017, « qui a culminé par la victoire contre le terrorisme », a rapporté la source du commandement de l'armée.

L'opération, menée par le général Joseph Aoun, chef d'état major de l'armée libanaise, s'est conclue par la reddition de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) et le départ du groupe des zones frontalières montagneuses autour de Ras Baalbek et al-Qaa.

Un impact évident

Une comparaison entre Fajr al-Juroud en 2017 et la bataille de l'armée contre Fatah al-Islam dans le camp de Nahr al-Bared en 2007 « montre une énorme amélioration en équipement, technologie, compétence et capacités », a rapporté la source de l'armée.

Cela a principalement été dû à l'aide des États-Unis, a-t-il expliqué, ajoutant que le soutien à l'armée libanaise a également inclus « plusieurs moyens de l'armée de l'air ».

Ce soutien additionnel a permis à l'armée de mettre au point un protocole GPS avec l'artillerie qui a été utilisé pour la première fois lors de l'opération à Arsal, a-t-il précisé.

Lorsque le chef d'état major des forces armées, le général Joseph Aoun, a posé la première pierre de l'école de formation des forces spéciales, « il a souligné son importance comme étant l'un des projets les plus essentiels soutenus par les États-Unis », a indiqué la source.

Fin avril, Aoun a reçu le vice-amiral James Malloy, commandant des forces navales de l'US Central Command, pour parler de la coopération en matière de formation et d'équipement des forces navales.

Une série d'exercices d'entraînements communs intensifs vont avoir leu entre les forces commandos marines et aériennes américaines et libanaises, comprenant des transports de troupes et de forces spéciales, ainsi que de la surveillance, a-t-il rapporté.

Le commandement de l'armée « attache une grande importance à la formation des forces navales et à l'aide en nature que leurs unités recevront pour lutter contre la contrebande et assurer un environnement sûr pour l'exploration pétrolière », a ajouté cette source.

Régiments frontaliers

Le Liban et les États-Unis partagent des objectifs communs et un désir de maintenir des relations cordiales, a indiqué le général de brigade Maroun Hitti, conseiller du Premier ministre libanais Saad al-Hariri pour les questions de défense et de sécurité.

« L'aide du gouvernement américain est accordée sur une échelle croissante qui correspond à l'amélioration des capacités de l'armée », a-t-il déclaré à Al-Mashareq.

Elle a commencé par la fourniture de véhicules de transport et de camions, et comprend désormais des armes défensives sophistiquées de tout type.

« Le programme d'aide des États-Unis intervient dans le contexte de leur politique de soutien aux pays amis et alliés », a-t-il indiqué.

Selon Hitti, le programme d'aide pour l'armée libanaise comporte « plusieurs facettes et couvre tous les aspects, comme la formation avancée, ce qui a contribué à la création des régiments frontaliers ».

Il a aidé à renforcer les capacités de l'armée en matière de préparation du personnel et de l'équipement, a-t-il déclaré, notant que le but est « d'établir deux régiments frontaliers [supplémentaires] pour nous aider à étendre l'autorité de l'État sur tout son territoire ».

Afin d'améliorer la relation et parvenir à une coordination de défense entre les deux pays, a déclaré Hitti, le Liban doit disposer d'une stratégie de défense nationale, que le président Michel Aoun s'est engagé à mettre au point.

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1 COMMENTAIRE (S)

Politique Commentaire Captcha
| 2019-05-18

Ils créent et soutiennent le terrorisme, et ils vous expliqueront comment le combattre. Traiter avec l'Amérique est une insulte. L'article entier a des objectifs clairs, bien qu'il soit très faible dans la réalisation de ses objectifs apparents à la fin.

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