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Sécurité |

2018-08-31

Les services de renseignement libanais déjouent des attaques de l'EIIS


Des forces de sécurité interne participent à une opération préventive visant les extrémistes et les cellules de l'EIIS à Beyrouth dans cette photo de l'archive. [Photo publiée avec la permission des forces de sécurité interne du Liban]
Des forces de sécurité interne participent à une opération préventive visant les extrémistes et les cellules de l'EIIS à Beyrouth dans cette photo de l'archive. [Photo publiée avec la permission des forces de sécurité interne du Liban]

La division de renseignements des Forces de sécurité interne libanaises (FSI) a récemment arrêté un élément de "l'Etat islamique en Irak et en Syrie" (EIIS) qui a avoué qu’il se préparait à commettre un attentat suicide au Liban.

L'arrestation a eu lieu à la suite des opérations de sécurité préventives de la division, qui comprennent la surveillance de l'activité des cellules terroristes, en particulier celles liées à l'EIIS, a indiqué les FSI dans un communiqué publié le 24 août.

Ces opérations ont réussi à révéler l'identité d'un individu libanais affilié à l'EIIS qui était en contact avec des membres du groupe en Syrie.

Sur la base de ces informations, une unité des forces spéciales de la division des renseignements a effectué une opération dans le quartier de Jabal al-Badawi à Tripoli, arrêtant un ressortissant libanais né en 1995, identifié uniquement par ses initiales - H.S.

Selon le communiqué, H.S. a avoué être en contact avec des éléments de l'EIIS en Syrie et a déclaré qu'il avait l'intention de cibler un poste de contrôle de l'armée ou une église avec une attaque "inghimasi" (un attentat-suicide de l'intérieur de l'ennemi).

Un parent devait lui fournir une arme et une ceinture explosive.

La vigilance des agences de sécurité

L’opération "qualitative et réussie" se situe dans le contexte des efforts constants déployés par les agences de sécurité sur une période de plusieurs années", a déclaré un expert en stratégie et un officier militaire à la retraite, le général de brigade Richard Dagher.

"Cette opération préventive a considérablement réduit le niveau de menace terroriste au Liban", a-t-il déclaré à Al-Mashareq.

C’est un témoignage de la capacité des agences de sécurité - l’armée et les services de renseignement de l’armée, la Direction générale de la sécurité générale (DGSG), les FSI et l’agence de sécurité nationale - à travailler ensemble pour le bien commun, a-t-il fait savoir.

"Toutes ces agences travaillent à la recherche de cellules terroristes et à l’enquête, à l’intervention et à la préemption des attaques terroristes avant qu’elles ne se produisent", a-t-il souligné.

Les autres facteurs qui ont renforcé la sécurité nationale sont la "purge d’Arsal et de Ras Baalbek des groupes terroristes", les développements militaires sur le terrain et la guerre internationale contre le terrorisme, a déclaré Dagher.

"La guerre menée par la coalition internationale contre les groupes [terroristes] a détruit leurs infrastructures, les a chassés de leurs bastions, traqué leurs dirigeants et mis fin à leur présence physique", a-t-il expliqué.

"Tout cela a eu un impact positif au Liban".

Dagher a averti, cependant, que la menace de tels individus et groupes est toujours active "dans une certaine mesure, car ils ont toujours des éléments, des cellules et des plans pour saper la stabilité, qui pourraient être utilisés à tout moment".

Briser les réseaux terroristes

L’opération récente et d’autres précédentes ont abouti à la perturbation d’un certain nombre de réseaux terroristes et à l’arrestation de personnes impliquées dans la préparation d’attaques contre des postes de l’armée et des chefs de partis politiques et des quartiers généraux", a déclaré le journaliste libanais George Chaheen, spécialiste dans les affaires de sécurité.

Il a attribué le succès de ces opérations à "la surveillance continue de plus d'un groupe terroriste dans plus d'une région du Liban".

Les agences de sécurité ont perturbé les voies de communication entre les groupes extrémistes à l’intérieur du Liban et ceux à l’intérieur de la Syrie qui leur fournissent des renseignements, de l’argent, du carburant et des armes, a-t-il ajouté.

Ces éléments sont sous surveillance depuis la fin del'opération Fajr al-Joroud, a-t-il déclaré, notant que la DGSG a depuis lors arrêté un certain nombre d’entre eux dans des opérations menées en coopération avec d’autres agences.

Selon les informations publiées par les agences de sécurité, H.S. a commencé à travailler avec l'EIIS au début de 2017, a déclaré Toni Issa, analyste en stratégie au journal al-Joumhouriya.

C’était avant le début de l’opération de l’armée visant à chasser l'EIIS et d’autres extrémistes des hauteurs des joroud - les régions arides d’Arsal et de Ras Baalbek, qui ont eu lieu en été de cette même année, a-t-il déclaré à Al-Mashareq.

"La possibilité reste probable qu'il y ait des éléments subversifs dans la société libanaise, comme dans toute autre société", a-t-il déclaré.

Mais le fait demeure, a-t-il souligné, que l'armée et les forces de sécurité libanaises ont été capables de perturber la capacité de l'EIIS et de groupes terroristes similaires à former des cellules efficaces ou à occuper une certaine zone géographique.

Le Liban a "atteint son objectif de perturber les capacités de l'EIIS, avec le soutien clair et étroit des puissances internationales influentes, menées par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne", a-t-il ajouté.

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