Éducation |

2018-01-19

L'aide en argent liquide permet aux Syriens d'aller à l'école au Liban


Des enfants réfugiés syriens partent pour l'école en 2017 grâce au service de bus scolaire fourni par Caritas et appuyé par l'UNICEF. [Hedinn Halldorsson/UNICEF]
Des enfants réfugiés syriens partent pour l'école en 2017 grâce au service de bus scolaire fourni par Caritas et appuyé par l'UNICEF. [Hedinn Halldorsson/UNICEF]

Pour encourager les familles syriennes réfugiées à éduquer leurs enfants, l'UNICEF a lancé un nouveau programme d'aide en argent liquide, en coopération avec Caritas et le ministère libanais de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur.

Ce programme fournit mensuellement une aide en argent liquide d'au moins 20 $ pour chaque enfant inscrit à la session scolaire de l'après-midi.

Lancée début janvier, cette initiative d'aide financière remplace le programme du bus scolaire, qui par le passé a transporté des milliers d'enfants syriens vers les sessions scolaires de l'après-midi dans 360 écoles publiques de tout le Liban.


Une mère syrienne réfugiée et ses enfants reçoivent leur carte commune de l'UNICEF par laquelle l'aide en argent liquide est transférée. [Stephen Gerard Kelly/UNICEF]
Une mère syrienne réfugiée et ses enfants reçoivent leur carte commune de l'UNICEF par laquelle l'aide en argent liquide est transférée. [Stephen Gerard Kelly/UNICEF]

Le nouveau programme est conçu pour encourager les familles vulnérables à garder leurs enfants à l'école, a fait savoir l'UNICEF dans un communiqué le 5 janvier.

« Recevoir 20 $ pour chacun de mes enfants m'aidera à les garder à l'école et à acheter ce dont ils ont besoin », a déclaré Fatima Mohammed Ibrahim, de la campagne de Homs, qui vit maintenant avec ses cinq enfants à al-Shaar, dans le district de Metn du Mont-Liban.

Soutien à la scolarisation

L'UNICEF et Caritas ont passé des contrats avec des entreprises locales pour fournir des bus scolaires pour transporter les enfants vulnérables vers les écoles pour l'année scolaire 2016-2017, a expliqué Katya Marino, qui dirige la division éducation de l'UNICEF.

Ce programme a été remplacé en janvier par l'aide en argent liquide, qui est également destinée à soutenir la scolarisation, a-t-elle rapporté à Al-Mashareq.

« L'argent aide les familles à payer le transport pour envoyer leurs enfants à l'école, tout en laissant les parents libres de choisir le meilleur moyen de transport », a-t-elle ajouté.

Ils ne sont plus obligés d'utiliser les bus sous contrat comme les années précédentes.

« Il est important de continuer à aider les enfants à aller à l'école en sécurité, surtout [ceux qui vont] aux sessions de l'après-midi, car ils reviennent chez eux après la tombée de la nuit dans des rues non éclairées et dans le froid hivernal », a-t-elle indiqué.

Aider les enfants réfugiés à aller à l'école « leur permet de ne pas traîner dans la rue et les protège contre la possibilité d'être exploité ou le danger de tomber dans la criminalité ou la mendicité », a-t-elle expliqué.

En plus d'aider les réfugiés, l'aide financière concerne également les enfants libanais à risque qui vont aux sessions de l'après-midi, a-t-elle poursuivi, y compris les très jeunes, ceux qui ont un handicap ou qui vivent dans des zones dangereuses.

Certains de ces élèves sont confrontés à des difficultés quotidiennes pour aller à l'école, a-t-elle fait savoir, surtout ceux qui vivent loin.

La priorité de l'UNICEF « est d'aider les familles vulnérables à assurer à leurs enfants une éducation et qu'ils aillent régulièrement à l'école », a-t-elle fait savoir.

Le transfert d'aide en argent liquide aux parents a été mis en place « pour les aider à prendre de meilleures décisions en ce qui concerne leurs enfants et à participer directement à leur éducation », a-t-elle déclaré, ce qui inclut le fait de les amener à l'école et de les en ramener.

« Près de la moitié des élèves syriens inscrits à la session de l'après-midi reçoivent une aide financière financée par plusieurs donateurs internationaux », a noté Marino.

Assurer une éducation régulière

Le père Paul Karam, directeur de Caritas au Liban, a rapporté que son organisation travaille en coopération avec l'UNICEF depuis le début de la crise syrienne en 2013 « pour assurer une éducation régulière aux enfants réfugiés et aux enfants libanais les plus marginalisés ».

Caritas continue d'encourager les parents syriens à envoyer leurs enfants à l'école, et distribue des fournitures scolaires à toutes les écoles publiques pour les sessions du matin et de l'après-midi, a-t-il fait savoir.

« Caritas transporte également des élèves des sessions de l'après-midi vers et depuis des écoles dans toutes les zones du sud, à Nabatiyeh et Bekaa, y compris Baalbek et Hermel, ainsi qu'à Beyrouth et Tripoli, pour 57 087 enfants syriens », a-t-il déclaré.

Le programme d'aide en argent liquide a également été mis en place à Akkar et au Mont-Liban, où 48 686 enfants ont reçu une aide de 20 $ (de 6 à 9 ans) et de 65 $ (de 10 à 14 ans ) par enfant, pendant l'année scolaire 2016-2017, a-t-il ajouté.

Les bénéficiaires du programme sont identifiés selon plusieurs critères, a expliqué Karam, avec pour « condition que l'élève soit inscrit aux classes de la session de l'après-midi, ou inscrit au jardin d'enfants ou à la maternelle ».

Le programme d'aide mensuelle en argent liquide comprend également les élèves ayant des besoins spéciaux, ceux qui vivent dans des zones dangereuses, ceux qui ne peuvent pas aller à l'école en sécurité, et ceux qui mettent beaucoup de temps à aller à l'école à pied, a-t-il précisé.

Les transferts d'argent liquide sont versés aux familles éligibles sur la « carte rouge » utilisée par toutes les agences de l'ONU, a-t-il expliqué.

Le fait d'apporter une aide en argent liquide aux parents, qui sont responsables de l'éducation de leurs enfants, « leur permettra d'être plus impliqués dans leur éducation », a-t-il affirmé.

Karam a déclaré que les parents devront décider de la meilleure utilisation des fonds qu'ils reçoivent, en fonction de ce qui peut être un obstacle à la scolarisation de leurs enfants.

Cela peut inclure le transport ou tout autre élément comme les fournitures, les vêtements ou la nourriture, a-t-il conclu.

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17 COMMENTAIRE (S)

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محمد الدرويش | 2018-04-21

Je suis un réfugié syrien. Je vis à Beyrouth. J'ai trois enfants qui vont à l'école du soir. Je n'ai reçu aucune aide financière. Nous payons le loyer avec notre propre argent.

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خالد العسكر | 2018-03-18

J'ai des enfants inscrits à l'école, mais je n'ai reçu aucune aide de l'UNICEF.

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صبحي | 2018-03-16

Je veux m'inscrire auprès de l'ONU en ligne. Aidez-moi s'il vous plaît .

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عبدالله بارود | 2018-03-09

Je n'ai reçu aucune aide même si j'en ai un besoin urgent.

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حازم بنغالي | 2018-02-21

Je suis Syrien et je réside au Liban. J'ai de graves troubles psychologiques et j'ai des rapports médicaux qui le prouvent. Je veux recevoir des soins aux Pays-Bas et y demander l'asile. J'ai un diplôme en commerce et économie de l'Université de Hama. J'ai aussi un diplôme en anglais. Je ne peux pas vivre au Liban. Je suis venu ici parce que je devais faire le service militaire obligatoire en Syrie, mais je déteste tuer, le sang et la guerre. Je ne peux pas être soigné ici et je n'arrive pas à trouver un emploi ici non plus parce que je suis malade et j'ai des rapports médicaux qui le prouvent. pourriez-vous me fixer une entrevue pour vous présenter ma demande. Mes diplômes, passeport, résidence, carte d'identité et rapports médicaux sont prêts. Je souffre aussi de maladies physiques à cause de mes conditions psychologiques. Ma situation est difficile et je souffre beaucoup parce que je n'ai pas l'argent nécessaire pour les soins. S'il vous plaît accepter ma demande et fixez-moi un rendez-vous pour que je puisse vous présenter mes pièces. La situation en Syrie est difficile et la vie y est devenue impossible. Je n'exagère pas ici. Je vous remercie! cordialement.

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ابراهيم زبيدة | 2018-02-19

J'ai six enfants. Ils n'ont pas accepté ma plus jeune fille à l'école. Ma fille aînée a 18 ans et mon fils aîné a 14 ans, mais il a quitté l'école. J'ai deux fils qui vont à l'école du soir. Le coût du transport par élève est de 40 000 et vous nous donnez 20 000 par étudiant. Nous pouvons pas nous payer la différence. Je n'ai pas d'emploi et je n'ai pas payé le loyer depuis 7 mois. \n

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محمد السبيعي | 2018-02-01

Je suis à Nabatieh. J'ai quatre enfants à l'école Choukine. Nous vivons à Kfar Remen. Nous ne recevons aucune aide au transport pour mes enfants. Veuillez noter que nous payons 40 000 lires libanaises par enfant au bus pour les emmener à l'école. Je pense à garder mes enfants à la maison parce que je n'ai plus de quoi payer.

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محمد سرحان | 2018-02-01

Ma fille est à l'école. Je n'ai pas encore reçu d'aide et ils n'ont rien fait pour moi.

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مصطف | 2018-01-31

Bonjour. J'ai quatre enfants et ma femme. Nous voulons aller au Canada pour vivre en paix et éduquer mes enfants. Voici mon numéro de téléphone:. Nous sommes enregistrés auprès de l'ONU. Nous en avons assez ici au Liban et nous ne pouvons plus le supporter. Notre tente ne peut pas nous protéger de la pluie, et notre situation est très difficile. Que puis-je dire? Je me plains à Dieu seul. Nous habitons dans une tente à Beqaa, et je ne sais pas quoi faire. Nous ne pouvons plus le supporter. J'espère que les gens généreux feront passer mon message quand ils le verront, et je serai vraiment reconnaissant, et que Dieu vous récompense. C'est juste pour les enfants. Je suis malade. Aidez-moi, s'il vous plaît. Voici mon numéro de dossier: Je viens d'Idlib en Syrie. Nous avons fui la guerre et la mort vers la sécurité au Liban . Merci. Je peux travailler dans de nombreux domaines, y compris l'agriculture, les restaurants et le revêtement des sols. Merci au gouvernement du Canada et au merveilleux peuple Canadien pour cette loi humanitaire.

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باكير | 2018-01-30

Je suis syrien. Je suis marié et j'ai un fils et une fille. Ma fille souffre d'une maladie cardiaque, mais je ne peux pas l'emmener chez le médecin parce que je n'ai pas de quoi payer. Je ne reçois aucune aide de l'ONU, ni nourriture, ni assistance d'hiver, ni aide financière. Notre situation est difficile. Nous avons des dettes de 2 millions. J'ai été incapable de payer mes charges pendant trois ans. Je peux à peine survivre avec mes enfants. J'espère que l'ONU nous aidera. Merci.

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وائل حسين العزو | 2018-01-30

Je suis Wael Hussein al-Azw. Je suis un réfugié syrien au Liban. Nous avons quitté notre pays lorsque la guerre a éclaté pour de nombreuses raisons, dont la plus importante est que notre maison a été détruite, nos enfants ont eu peur et il n'y avait pas de ressources. Nous sommes venus au Liban pour nous protéger et protéger nos enfants. Cependant, je n'ai pas eu ce que je voulais. Je peux vous expliquer davantage en nous rencontrons ou par téléphone. Une deuxième raison parmi des dizaines d'autres est que ma femme est morte et a laissé derrière elle quatre enfants sans mère. J'ai frappé à toutes les portes, y compris celles de la Commission, des organisations et des associations, mais en vain. Je n'ai pas reçu une seule réponse humanitaire. Tout ce que je veux, c'est assurer un avenir sûr et brillant pour mes enfants afin qu'ils puissent avoir leur chance dans cette vie comme tous les autres enfants du monde. Il ne me reste plus que vous, et j'attends que vous étudiez ma situation et que vous m'aidiez de quelque façon que ce soit. S'il vous plait, ne me décevez pas, comme d'autres l'ont fait. Au nom de l'humanité, et pour le bien de mes enfants orphelins de mère (n'opprimez pas l'orphelin), aidez-moi s'il vous plaît. Merci beaucoup. S'il y a une réaction de votre part, veuillez répondre afin que mon cœur puisse être assuré.

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خلف الجاسم | 2018-01-29

Excusez-moi, j'ai trois enfants qui vont à l'école le soir et je n'ai reçu aucune aide pour le transport.

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نها الابراهيم | 2018-01-27

Que la paix soit sur vous! J'ai des filles qui vont à l'école Jal el-Dib. Cependant, nous n'avons reçu aucune aide financière pour elles.

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حسن الحسن | 2018-01-26

Je suis Syrien. J'ai quatre enfants qui vont à l'école Kamid al-Lawz dans la Bekaa occidentale. Nous n'avons reçu aucune aide pour couvrir les frais de transport. C'est pourquoi mes enfants ont dû quitter l'école à cause de nos conditions de vie. S'il vous plaît aidez-nous avec les frais de transport afin que mes enfants puissent aller à l'école.

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احمد ابوتركي | 2018-01-23

Que la paix soit sur vous! Nous vous remercions de votre intérêt. Cependant, le mois dernier, le chauffeur a pris le coût mensuel alors que les enfants ne sont partis à l'école que quatre jours à cause de la grève des chauffeurs. Autre chose, le chauffeur veut prendre 20 dollars américains, bien que l'école soit à seulement 1 kilomètre et que nous ne lui payions que 20 000 auparavant.

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غسان | 2018-01-22

J'ai essayé toutes les démarches et supplié la directrice de l'école d'accepter mon fils à l'école (Kfar Dibiane Public School). Elle m'a dit qu'elle n'a pas encore reçu la décision du ministère. Ce n'est pas vrai. C'est juste pour marginaliser nos enfants. Que Dieu nous soulage!

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عمران | 2018-01-20

J'ai des enfants qui vont à l'école. Je n'ai reçu aucune compensation. J'ai entendu que certains ont reçu de l'aide, mais ce n'est pas confirmé.

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