Éducation |

2017-12-14

Un projet financé par l'Europe attribue des bourses à des étudiants syriens et libanais


Au total, 144 étudiants libanais et syriens ont reçu une bourse pour continuer leurs études à l'Université libanaise grâce au projet HOPES, financé par l'Union européenne. [Photo fournie par HOPES]
Au total, 144 étudiants libanais et syriens ont reçu une bourse pour continuer leurs études à l'Université libanaise grâce au projet HOPES, financé par l'Union européenne. [Photo fournie par HOPES]

Au total, 144 étudiants libanais et syriens ont reçu une bourse pour continuer leurs études à l'Université libanaise pour l'année universitaire 2017-2018.

Le projet HOPES, financé par l'Union européenne, a attribué une bourse à 58 étudiants libanais et 86 étudiants syriens afin qu'ils poursuivent une licence ou une maîtrise, en collaboration avec l'Université libanaise.

Le 21 novembre, les étudiants ont reçu leur bourse lors d'une cérémonie à Beyrouth en présence de l'ambassadrice de l'Union européenne Christina Lassen, chef de la délégation européenne au Liban, du président de l'Université libanaise Fouad Ayoub, et de Carsten Walbiner, directeur du projet HOPES .

Fournir des possibilités d'éducation supérieure

« Le projet est mis en œuvre au Liban, en Irak, en Jordanie, en Turquie et en Égypte, et est financé par le Regional Trust Fund de l'Union européenne – aussi appelé Fonds Madad – en réponse à la crise syrienne », a déclaré à Al-Mashareq Nayla Abi Nasr, représentante du projet HOPES au Liban.

HOPES est un projet de 14 millions de dollars mis en œuvre par l'Office allemand d'échanges universitaires (DAAD) en partenariat avec le British Council, Campus France et Nuffic.

Ce projet a pour but de « fournir des possibilités d'éducation supérieure aux étudiants syriens réfugiés dans ces pays et aux étudiants des communautés qui les accueillent, ainsi que d'améliorer leurs perspectives », a expliqué Abi Nasr.

La bourse couvre l'inscription à l'université et les frais de scolarité, les manuels et une allocation mensuelle pour vivre, a-t-elle rapporté. En échange, les étudiants donnent un peu de leur temps en bénévolat au service de leurs communautés.

Le projet offre des services de conseils universitaires et des cours d'anglais, a-t-elle précisé. Il organise également des conférences et des séminaires sur la crise syrienne et la situation des réfugiés et finance de petits projets pédagogiques et des initiatives innovantes.

« Une nouvelle impulsion à ma vie »

Ce programme de bourse a donné à Salam Zeineddin, réfugiée à Alep de 30 ans, l'occasion de décrocher sa maîtrise en psychologie clinique.

« Après avoir été déplacée au Liban, j'ai obtenu ma licence en psychologie clinique à l'Université libanaise avec l'aide de mes proches libanais », a-t-elle raconté à Al-Mashareq.

« Mais pendant des années, je n'ai pas pu continuer ma maîtrise et mon doctorat », a-t-elle déploré.

L'un des amis de Zeineddin lui a parlé du projet HOPES, et elle a soumis sa candidature. Elle a passé un entretien et a ensuite reçu la bourse, qui lui a permis de reprendre ses études.

« Je bénéficie de cette bourse pour la deuxième année consécutive et je suis maintenant dans la seconde année de ma maîtrise, et je suis prête à soutenir ma thèse en préparation au doctorat », a-t-elle indiqué.

« HOPES a donné une impulsion à ma vie pour que je réalise mon rêve d'enfant, qui est de devenir chercheuse universitaire et psychiatre », a-t-elle déclaré.

« Les personnes chargées du projet m'encouragent à aller au bout de ma spécialisation [...] et à améliorer mon anglais », a-t-elle ajouté.

Zeineddin a expliqué que le fait de s'armer d'une éducation lui permettra, à son retour en Syrie, de traiter les troubles psychologiques précipités par la guerre dévastatrice dans son pays.

« J'espère pouvoir ouvrir des services gratuits d'examen psychologique dans des hôpitaux, et d'y travailler bénévolement avec des collègues qui ont eux aussi bénéficié de bourses HOPES », a-t-elle fait savoir.

Ce que les Syriens ont connu, de la destruction à la privation de sécurité psychologique et au manque d'éducation et de stabilité pour les enfants, a créé de nombreux troubles et traumatismes, a indiqué Zeineddin.

Ceux-ci incluent la dépression, l'angoisse et d'autres troubles post-traumatiques, a-t-elle poursuivi.

Elle a déclaré être motivée pour finir ses études « pour que je puisse revenir dans mon pays et aider [mes compatriotes] par des soins psychologiques, afin de rétablir leur équilibre mental, leur sécurité et leur stabilité ».

« Opportunité en or »

Ali al-Mohammed, natif de la campagne d'Alep et âgé de 27 ans, fait lui aussi partie des bénéficiaires de la bourse cette année.

Elle lui permettra de terminer sa maîtrise en histoire moderne et contemporaine, a-t-il expliqué à Al-Mashareq.

« Ma situation était difficile à mon arrivée au Liban, et elle a empiré après l'arrivée de mon petit frère », a rapporté al-Mohammed, qui habite en ce moment à Zgharta.

La bourse est « une opportunité en or pour terminer ma spécialisation après avoir perdu l'espoir que ce soit possible », a-t-il indiqué.

En terminant sa spécialisation après l'obtention de son diplôme, al-Mohammed pourra enseigner dans les universités syriennes, « qui sont en manque de personnel, surtout dans le domaine de l'histoire », a-t-il déclaré.

« [La bourse] me permet aussi d'occuper un poste administratif dans les institutions publiques qui embauchent en priorité les diplômés d'histoire », a-t-il ajouté.

Charbel Yaqoub Yaqoub, étudiant en droit de 21 ans d'Hrajel à Keserwan, fait partie des jeunes Libanais ayant reçu la bourse HOPES cette année.

Celle-ci est « l'occasion de terminer ma spécialisation après mon diplôme et un excellent tremplin pour ma future carrière », a-t-il affirmé à Al-Mashareq.

Cependant, Yaqoub a appelé à l'augmentation du nombre de bourses attribuées aux étudiants libanais, « car beaucoup d'entre eux sont ambitieux et ont d'excellentes notes, mais leur situation financière ne leur permet pas de poursuivre des maîtrises et des doctorats ».

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Di blue bubble 6 COMMENTAIRE (S)

محمد علي احمد 70159122 | 2018-01-07

Je m'appelle Mohammed Ali Ahmed. Je suis étudiant à la faculté de droit et des sciences politiques de l'université arabe de Beyrouth. Je vous soumets ma demande, en espérant que vous y accorderez l'attention voulue. Je suis en phase d'obtention du diplôme, c'est-à-dire qu'il ne manque que six cours. Malheureusement, j'ai dû m'arrêter pendant plus d'un an à cause de difficultés financières dues à la situation actuelle au Liban et à nos conditions connues de tous. Par conséquent, j'espère que vous pourrez m'aider à m'inscrire ce semestre avant qu'il ne soit trop tard. La date est le début de 2018. J'espère que vous pouvez m'aider. Merci.

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محمود عيادة الحبوش | 2018-01-03

C'est une belle étape pour redonner espoir à plusieurs étudiants afin qu'ils réalisent leur rêve de terminer leurs études. J'espère que ces étudiants auront de la chance.

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Mohamad | 2018-01-03

Y a-t-il une autre chance? Répondez s'il vous plait.

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سامر فارس | 2018-01-02

Je veux poursuivre mes études.

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زكريا الحمود | 2018-01-02

Malheureusement, les nouvelles sur ces questions arrivent très tard. En tant qu'étudiants syriens, nous avons perdu beaucoup d'opportunités en raison de l'immigration et du manque de connaissances sur ces bourses. J'aurais aimé pouvoir terminer mes études au Liban ou dans n'importe quel autre pays, mais nous sommes empêchés par nos propres circonstances.

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Jiana | 2017-12-26

Y a-t-il une autre chance?

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