Selon des experts, l'attaque en Arabie saoudite porte la marque de l'Iran


Des restes du missile balistique tiré par les Houthis depuis le territoire yéménite samedi 4 novembre sont visibles près de Riyad, la capitale saoudienne, où le missile a été intercepté. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

Des restes du missile balistique tiré par les Houthis depuis le territoire yéménite samedi 4 novembre sont visibles près de Riyad, la capitale saoudienne, où le missile a été intercepté. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

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Samedi 4 novembre, la défense au sol saoudienne a réussi à intercepter un missile balistique venant du Yémen, tiré par la milice Houthi (Ansarallah) appuyée par l'Iran, en direction de Riyad.

Des experts s'étant entretenus avec Al-Mashareq ont décrit l'attaque comme une transgression du territoire saoudien et une insistance délibérée du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) à faire progresser ses intérêts dans la région.

Samedi, à 20h07, les Houthis ont tiré un missile balistique depuis le territoire yéménite vers la capitale saoudienne, a rapporté le colonel Turki al-Maliki, porte-parole de la coalition arabe qui combat pour soutenir le gouvernement légitime du Yémen.

Ce missile a été tiré dans la direction de Riyad avec l'intention de s'en prendre aux civils dans des zones densément peuplées, a-t-il précisé dans une déclaration.

Il a été intercepté par un missile Patriot, a-t-il fait savoir.

Des débris sont tombés sur une zone non habitée à l'est de l'aéroport international Roi-Khaled, et il n'y a pas eu de blessés, a déclaré al-Maliki.

Alimenter les tensions régionales

Cette attaque au missile fait partie du plan iranien de « créer une tension permanente dans la région », a affirmé à Al-Mashareq le major général Mansour al-Shehri, ancien officier de l'armée saoudienne et attaché militaire.

Cela s'explique par le fait que la milice des Houthis est le groupe armé qui a lancé le missile, et qui bénéficie d'un soutien direct du CGRI, a-t-il rapporté.

Al-Shehri a indiqué qu'il est possible que ce missile ait été tiré sur ordre direct du CGRI en guise de réponse de l'Iran à la nouvelle crise entre l'Arabie saoudite et l'Iran après la démission du Premier ministre libanais Saad al-Hariri.

Al-Hariri a annoncé sa démission samedi lors d'une diffusion télévisée depuis l'Arabie saoudite, dans laquelle il a critiqué fortement le rôle déstabilisateur de l'Iran au Liban à travers son proxy, le Hezbollah, et a révélé ses inquiétudes quant à un complot visant à l'assassiner.

"Les transgressions comme l'attaque au missile de samedi par des groupes affiliés au CGRI confirment le soutien de ce dernier aux groupes armés dans la région, a poursuivi al-Shehri.

« Les missiles longue portée de ce type ne sont pas communs et seuls quelques pays de la région en possèdent », a-t-il ajouté.

Non-respect du droit international

Al-Shehri a affirmé que le tir de ce missile balistique visant Riyad est une infraction à la Résolution 2216 du Conseil de sécurité des Nations unies du 14 avril 2015.

Cette résolution impose des sanctions à l'encontre d'Abdoul Malik al-Houthi, chef des Houthis, et d'Ahmed Ali Abdoullah Saleh, fils de l'ancien président du Yémen, qui sont accusés de « menacer la paix, la sécurité et la stabilité » au Yémen.

Elle interdit également l'importation d'armes, d'équipement et de moyens de transport militaires pour Saleh, son fils, Ahmed, al-Houthi, Abdoul Khaleq al-Houthi et Abdoullah Yahia al-Hakim et tous ceux qui travaillent pour eux ou exécutent leurs ordres au Yémen.

Le missile a été tiré sans discrimination, a déclaré al-Shehri, soulignant que les responsables de cette attaque savaient très bien que les dégâts ne seraient pas infligés à des cibles militaires, mais à des civils et des biens publics.

Grâce à l'interception du missile, les dégâts ont été cette fois-ci matériels et mineurs, ses restes étant retombés au nord de Riyad, près de l'aéroport international Roi-Khaled.

Lundi, l'Iran a réfuté les accusations selon lesquelles il était responsable de l'attaque.

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