Le nouveau Conseil antiterroriste d'Egypte tient sa première réunion


Les proches de morts portent les cercueils des victimes de l'explosion du 9 avril à l'église de Saint-Marc à Alexandrie lors d'un cortège funèbre au monastère de Marmina à Borg el-Arab le 10 avril. [Mohamed el-Shahed / AFP]

Les proches de morts portent les cercueils des victimes de l'explosion du 9 avril à l'église de Saint-Marc à Alexandrie lors d'un cortège funèbre au monastère de Marmina à Borg el-Arab le 10 avril. [Mohamed el-Shahed / AFP]

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Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi présidera jeudi 24 août la première réunion du nouveau Conseil suprême de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme.

Seize responsables et 13 experts contre le terrorisme doivent y praticiper.

Al-Sisi a annoncé la formation du conseil après les attentats du 9 avril sur les églises d'Alexandrie et de Tanta revendiquées par "l'Etat Islamique en Irak et en Syrie" (EIIS).

Le conseil est une nouvelle étape vers la confrontation des groupes extrémistes armés dans la région et devrait élaborer un plan multilatéral pour lutter contre le terrorisme.

Lors de sa première réunion, le conseil discutera très probablement de sa structure organisationnelle et administrative et de son plan d'action, a déclaré le membre du conseil le général de brigade Khaled Okasha, un officier militaire à la retraite.

"La réunion peut déterminer les comités qui seront formés pour aider le conseil à réaliser ses objectifs", a-t-il indiqué à Al-Mashareq.

Selon Okasha, "le leadership politique accorde une grande importance à la réussite du conseil pour mettre un terme au terrorisme et empêcher le recrutement de jeunes par les groupes extrémistes".

Plusieurs sujets sur la table

Le conseil discutera d'un certain nombre de problèmes lors de sa première réunion afin de pouvoir lancer officiellement son travail, a déclaré l'expert stratégique, le général de division Hossam Suwailem.

Une priorité absolue "est la coordination entre Al-Azhar et les agences de sécurité afin d'identifier les zones et les villes où al-Azhar devrait éduquer les résidents et corriger les fausses idées religieuses qui se sont répandues là-bas", a-t-il précisé à Al-Mashareq.

Une autre question importante est de trouver des solutions au problème du chômage, en particulier dans le nord du Sinaï, a-t-il affirmé, notant que les groupes extrémistes ont exploité cette situation pour recruter des jeunes vulnérables.

Une autre question clé à prendre en considération est la préparation de nouvelles lois qui sont pertinentes à l'époque, a-t-il ajouté.

Lors de sa réunion inaugurale, le conseil devrait également discuter de la mise en place "d'une entité régionale pour lutter contre le terrorisme et l'extrémisme, qui comprendra plusieurs pays du Moyen-Orient", a déclaré Suwailem.

D'autres sujets comprennent la purge des programmes scolaires et universitaires de tout contenu susceptible d'inciter les étudiants contre les autres religions et cultures, a-t-il déclaré, et à améliorer l'enseignement de la morale, la citoyenneté et l'acceptation de l'autre.

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