Le Qatar exige la levée du blocus


Une vue générale du port Qatari Hamad dans la capitale Doha le 14 juin. Le Qatar demande aux Etats voisins de lever leur blocus du pays avant que Doha ne participe à des négociations pour mettre fin à la crise diplomatique du Golfe. [Karim Jaafar / AFP]

Une vue générale du port Qatari Hamad dans la capitale Doha le 14 juin. Le Qatar demande aux Etats voisins de lever leur blocus du pays avant que Doha ne participe à des négociations pour mettre fin à la crise diplomatique du Golfe. [Karim Jaafar / AFP]

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Le ministre des affaires étrangères du Qatar a appelé, lundi 19 juin, les Etats voisins à lever leur "blocus" imposé à son pays avant que Doha ne participe à des négociations pour mettre fin à la crise diplomatique du Golfe, a rapporté l'AFP.

Cheikh Mohammed bin Abdoulrahman Al-Thani a qualifié les mesures visant à isoler le Qatar imposé par l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn et d'autres pays "d'actes d'agression", ajoutant que la levée constitue une condition préalable aux pourparlers.

Cependant, le ministre d'état des affaires étrangères des EAU, Anwar Gargesh, a déclaré lundi que l'isolement diplomatique du Qatar pourrait durer des années et que ses rivales du Golfe ne vont pas lever les sanctions jusqu'à ce qu'il abandonne son "soutien aux djihadistes".

"Nous ne voulons pas escalader, nous voulons isoler ", a déclaré Gargash à des journalistes lors d'une visite à Paris.

L'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Bahreïn ont rompu les relations avec le Qatar il y a deux semaines et ont fermé les frontières terrestres et maritimes et imposé de sévères restrictions sur l'espace aérien.

La crise a soulevé des préoccupations majeures concernant l'instabilité dans la région.

"Cet isolement peut prendre des années", a déclaré Gargash.

Le Qatar soutient les groupes extrémistes

Le ministre a déclaré que les rivaux du Qatar "parient sur le temps", mais une solution ne peut être négociée avant d'abandonner son soutien aux "islamistes extrémistes".

"Ils ont construit un podium sophistiqué pour le jihadisme et l'extrémisme islamique", a-t-il déclaré.

"Ils soutiennent des groupes liés à al-Qaïda en Syrie, en Libye ... et au Yémen".

"Cet Etat est en train d'armer les jihadistes et les islamistes, Il les l'utilise comme une arme d'influence", a-t-il ajouté.

Mais en appliquant une pression sur le Qatar riche en gaz par des sanctions, "nous avons une occasion en or de briser ce soutien", a-t-il déclaré.

Le Qatar nie fermement les accusations.

Au cours des prochains jours, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l'Egypte présenteront une liste de demandes au Qatar, ce qui devrait inclure l'expulsion de personnes radicales.

"Il doit y avoir des gens qui sont sage au Qatar et qui prévaudront, espérons-le, dans la famille dirigeante", a déclaré Gargash.

"Il ne s'agit pas de changement de régime, il s'agit de changement de comportement".

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  • COMMENTAIRES DU LECTEUR

    الدكتور احمد الرمسي

    2017-6-22

    Qatar doit comprendre la situation. La solution finale qui sert la sécurité et la stabilité de la région est de faire partie des politiques et de la stratégie des pays voisins. Dans le cas où il refuse, les conséquences seront très mauvaises.